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Picto brainsto_big
23 mars 2012
Le culte du brouhaha digital

Vous l’avez déjà probablement lu quelque part, et ce plus d’une fois : en 24 heures, il se passe beaucoup de choses sur Internet, et la plupart d’entre elles échappent complètement à nos radars. Pendant des années, on a servi ce discours aux entreprises pour les sensibiliser aux menaces et opportunités du web.
Et vous savez quoi ? C’est tout le contraire qui s’est produit…

De toute l’argumentation déployée pour les convaincre d’ouvrir un site, d’envoyer des newsletters et de communiquer sur les réseaux sociaux, les entreprises n’ont retenu qu’une chose : qu’il faut faire quelque chose sur Internet. Sans savoir quoi précisément. Alors on va sur Facebook comme on va à Paris : parce que c’est « the place to be ». Mais the place to be WHAT ?

La vérité, c’est qu’on a fantasmé sur l’effervescence du web – et cela n’a pas échappé au Huffington Post. On s’est persuadé que la libre circulation de l’information avait le pouvoir magique de créer de la valeur ajoutée. On a voué un culte au brouhaha digital, en croyant qu’Internet était une machine à générer automatiquement des fans et des ambassadeurs de marques. Un culte qui se retourne aujourd’hui contre ses fidèles en leur rappelant qu’Internet, et plus encore les réseaux sociaux, sont avant tout des outils.

Résultat : Des entreprises tournent le dos au digital quand elles constatent qu’il ne suffit pas d’être sur Facebook ou Twitter pour « avoir » une communauté. Ceux qui hier voyaient Internet comme une panacée s’en détournent aujourd’hui pour de mauvaises raisons, parce que leur fanpage Facebook n’attire pas autant de fans qu’espéré, ou parce que telle vidéo mise en ligne sur Youtube ne fait pas assez parler d’elle.

Mais Internet est toujours « the place to be » pour ceux qui ont compris comment intéresser leur public, leur audience et leurs communautés grâce au ROA. Le Return On Attention, c’est l’arme des entreprises qui ont compris qu’Internet est un moyen plus qu’une fin en soi, un outil en somme, un outil dont ils exploitent toutes les possibilités. Et créer de l’Attention se fait avec des contenus intéressants a même de nidifier des communautés, sédentariser une audience, faire gonfler une cible.

C’est l’âge de raison et l’ère du Brand Content. À mesure que les entreprises apprivoisent Internet, elles ont une vision moins déformée et plus réaliste de ce que le digital peut leur apporter. Le fantasme cède la place à l’ambition, et on ne va pas s’en plaindre !

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