par Brainstorming - 0 Commentaires

La troisième édition de l’Entreprise du FUTUR a eu lieu le 18 janvier, à Lyon, en présence de près de 5 000 personnes, dirigeants, consultants ou entrepreneurs. Avec une partie village (salon des partenaires), une partie conférence plénière — quelque part entre le talk façon TED et le Keynote de lancement — et plusieurs sessions d’ateliers de co-construction préparées par les partenaires sur des sujets variés, l’évènement était construit pour inspirer, connecter et stimuler ses visiteurs. De cette première participation en tant que dirigeante, je retiens…

Une image : “WASP”

La première chose qui m’a frappé en arrivant dans l’amphithéâtre est la prédominance des costumes : plus d’hommes que de femmes — les chiffres me contrediront peut-être — dans l’assemblée. Sur scène, la parité a été respectée : nous avons pu écouter de brillantes présidentes et dirigeantes. Malgré tout, je n’ai pu m’empêcher de regretter une forme de forte homogénéité sociale. J’aurai aimé écouter le témoignage d’entreprises engagées, par exemple, dans le social business ou davantage de dirigeants d’origines variées. Je suis en train de lire Vers une économie à 3 zéros du prix Nobel Muhammad Yunus, l’inventeur du concept d’économie sociale — ceci expliquant sans doute cela.

Un mot : humain

Les Hommes avec un grand C — comme collaborateurs — ont été le fil rouge de cette édition et le centre de nombreuses prises de parole. On peut résumer la tonalité générale par “oui, nous nous transformons/changeons de paradigme/digitalisons MAIS… l’humain reste-plus-important-que-tout-parce-que-sans-des-équipes-engagées-on-n’arrive-à-rien…”. Emmanuelle Duez était magnifique et particulièrement convaincante dans son discours de ré-engagement des hommes. Sa révolution culturelle m’a semblé un tantinet politicienne, signe que je n’ai pas tout compris et qu’il va donc falloir que je creuse.

Une personnalité : Vineet Nayar

“You look awesome today !” C’est avec ces mots, et après un regard silencieux sur la salle, que le PDG de HCL Technologies a lancé son intervention. Toute la bienveillance qu’ils contiennent s’est épanouie au fil des histoires de ce formidable conteur, et des conseils qu’il nous a donnés pour réussir un projet de transformation.

Vineet Nayar a beaucoup insisté sur la notion de vision. Il nous a notamment raconté qu’en Inde, lorsqu’un enfant naît, la première personne à entrer dans la chambre de l’accouchée est la grand-mère. Selon la coutume, celle-ci saisit l’enfant et donne en deux ou trois mots une vision de ce qui animera le nouveau-né dans son existence. Cette vision inspire l’enfant et son entourage lorsqu’il grandit, puis l’adulte qu’il devient. Exactement comme la vision d’un dirigeant  qui devrait tracer le destin d’une entreprise. En tant que spectatrice, je me suis EVIDEMMENT demandée ce qu’avait dit la propre grand-mère de Vineet à sa naissance. La réponse est ici

PS : À propos… savez-vous qui est le leader économique que Vineet admire le plus ? Muhammad Yunus… !

Vineet Nayar, sur scène, longuement applaudi après son talk.

Une couleur : le bleu French Fab

C’est un coq bleu façon origami qui est devenu le symbole de la toute nouvelle French Fab ! Créé cet automne pour la naissance du label, et fabriqué depuis par l’imprimante 3D de l’entreprise SODISTRA, il a beaucoup d’allant. Moins Poupoule/cocotte — et c’est heureux — que son homologue rouge de la French Tech !

Poule ou coq ? De la French Tech à la French Fab

Une sensation : l’énergie

J’ai ressenti pendant cette journée une grande énergie, je dirai même une forme de frénésie de “faire”, particulièrement palpable dans le village et les très chouettes ateliers de co-création. Combien de milliers de rêves, de visions et de projets flottaient au-dessus de nos têtes comme autant de promesses d’avenir ? (Maire de Champignac*, sort de ce corps).

Le véhicule autonome de BERTHELET, entreprise pionnière dans la mobilité du futur.

Cette énergie s’est parfois perdue lors les « parcours d’expérience” de l’après-midi menés dans les auditoriums. Chacune des trois scènes réunissait une “brochette” de dirigeants, ainsi qu’un journaliste leur passant successivement la parole. Ces présentations “en ligne”, autocentrées et assez institutionnelles — du fait du format — ont profondément endormi certains spectateurs. Vineet Nayar et son art de la parabole m’ont manqué. Une anecdote, le récit d’une rencontre ou d’un échec sont parfois plus riches en enseignements que l’exposition de faits, aussi pertinents soient-ils. Une belle leçon de story-telling, que je n’ai pas fini de méditer…

* Lisez Spirou ! (enfin, surtout les premiers Spirou et Fantasio)

© Chris Fuller

Raphaële BLOT

Directrice Stratégies et Création

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