par Sarah Locqueville - 0 Commentaires

Cette année, la course pour une mode plus durable s’accélère grâce à une réflexion collective, à l’arrivée de nouvelles matières et à la technologie. Les marques cherchent à réduire leur impact environnemental pour répondre aux attentes de consommateurs de plus en plus sensibles à ce qui se cache derrière leurs achats.

> Après Adidas, c’est Eram qui se lance dans la chaussure recyclable avec sa marque éco-conçue Sessile. Des baskets démontables (technologie en cours de brevetage), recyclables et réparables leur offrant une possible seconde vie. Tous les matériaux utilisés répondent à un cahier des charges strict pour une chaussure responsable. Avec ce projet, l’ambition du groupe est de réduire son empreinte carbone de 30 % d’ici 2030. Une initiative proche de celle de M. Moustache et Jacadi qui proposent de reprendre vos anciennes chaussures pour les recycler ou pour les réparer.

> La marque Picture propose 100 % de produits créés à partir de matières recyclées, biologiques ou biosourcées. Des vêtements en polyester recyclé, un sac à dos en kit pour obtenir de nouveaux produits (trousse de toilette, housse d’ordinateur…) et la volonté de ne plus utiliser d’énergies fossiles (pétrole, gaz) de la confection au packaging en passant par le transport. Un réel engagement éco-responsable et sans déchet plus qu’un argument de com’ pour la marque Clermontoise qui récupère chaque chute de textile pour en faire les doublures de ses vestes.

Sur leur site, la démarche complète et clairement expliquée est à découvrir pour plus de transparence.

> La marque de « vêtements du futur » Vollebak vient de lancer un T-shirt à base de plantes qui se décompose en 2 semaines une fois enterré. Fait à base de pâte à papier, les motifs sont imprimés en 3D avec une encre faite d’algues qui s’oxyde naturellement avec le temps et disparait peu à peu. Si les matériaux en eux-mêmes semblent avoir une durée de vie limitée du fait de leur conception naturelle, il est imaginable qu’à terme, la recherche permette de combiner la robustesse d’un T-shirt traditionnel et la biodégradabilité.

> Le site de revente en ligne de vêtements ThredUp va lancer une plateforme dédiée aux distributeurs leur permettant de profiter de ses infrastructures et logiciels pour revendre eux-mêmes des vêtements d’occasion. Trois possibilités s’offriront aux détaillants grâce à l’offre Resale-As-A-Service : un magasin pop up, une collaboration en ligne ou un programme de fidélité. Un pas supplémentaire pour le marché de la revente en ligne qui pourrait connaître une croissance 10 à 15 fois plus rapide que la fast-fashion selon les estimations de Cowen & Co.

> À San Francisco, la marque Unspun propose des jeans sur demande. En d’autres termes, elle les fabrique une fois commandés ce qui lui permet de ne pas avoir de stock. Côté client, un scan en 3D de 20 secondes de la silhouette permet une coupe sur-mesure. Une démarche à contre courant de la fast-fashion qui pourrait bouleverser les attentes en temps réel des consommateurs.

Les jeans écologique Unspun

L’industrie textile est l’une des plus polluantes au monde et ces quelques exemples prouvent que les lignes tendent à bouger pour un monde plus responsable en phase avec les attentes des nouvelles générations. Dans cette course au green, certains acteurs, aux valeurs profondes, tirent leur épingle du jeu et jouent un rôle moteur face à un green-washing contre-productif qui relègue l’écologie au rang de simple tendance.

© charlesetoroma on Unsplash ; @denimunspun Insragram.

Sarah Locqueville

Sarah Locqueville

Content Manager Diplômée de Sup de Pub en planning stratégique et contenu de marque, Sarah s'occupe depuis 2016 des stratégies de contenu pour l'agence et ses clients, tout en décryptant les tendances pour anticiper demain.