par Marjorie Besson - 0 Commentaires

Depuis quelques années, les marques multiplient leurs engagements et actions en faveur de l’écologie. Suppression des pailles en plastiques pour McDo et volonté pour Ikea que toutes les matières plastiques de leurs produits proviennent du recyclage ou de sources renouvelables d’ici 2030. 

Certaines marques décident d’adapter leur offre en prenant en compte les considérations environnementales contemporaines. 

Pour ne pas tenir un discours schizophrène et proposer une offre cohérente, elles doivent également faire évoluer de manière plus globale leur stratégie marketing. 

 

Qu’est-ce que le marketing responsable ?

 

Il est important de comprendre la différence entre “marketing conventionnel” et “marketing responsable”. 

Le marketing responsable désigne toutes les pratiques et décisions marketing traduisant une logique de responsabilité sociale de l’entreprise (RSE). Dans ce cadre, un choix de packaging réalisé dans une logique d’éco-conception, l’arrêt de la distribution de prospectus ou des efforts faits dans le domaine du recyclage produit sont des pratiques de marketing responsable. Le marketing responsable a normalement un périmètre plus large que la seule prise en compte des contraintes de développement durable.*

Il se distingue du marketing conventionnel par sa considération de l’intérêt pour la société à court et long termes. 

 

marketing responsable agence de communication brainstorming

 

Pourquoi intégrer le marketing responsable à votre stratégie ? 

 

Tout d’abord, intégrer le marketing responsable à votre stratégie vous permettra d’être en phase avec vos consommateurs, de plus en plus sensibles aux engagements des entreprises. 

En 2018, le groupe Denjean & Associés a publié son enquête sur la responsabilité sociale et environnementale des grands groupes vue par les Français**, et les résultats concernant l’environnement sont unanimes :

 

> Plus de 50% des Français notent 9 à 10 /10, la gravité des impacts que peut avoir une entreprise sur la destruction des espèces végétales, ainsi que sur le dérèglement climatique. 

 

> 47% des Français sont enthousiastes à l’idée qu’une entreprise mette en place des outils pour mesurer son impact sur l’environnement.

 

> 50% des Français sont enthousiastes à l’idée qu’une entreprise fabrique des produits et services “verts”. 

 

> 90% des Français apprécient plus les grands groupes qui ont une bonne politique de RSE que ceux qui se désintéressent de cette question. 

 

 

Ensuite, en intégrant le marketing responsable à votre stratégie, vous pourrez bénéficier de beaucoup d’avantages, comme le montre l’ADEME :

1 – Réduction des coûts : économies liées à des processus plus économes (énergie, matière…)  mais aussi à des modèles plus circulaires.
 

2 – Meilleure maîtrise des risques : pérennisation de l’activité, vision de long terme.
 

3 – Différenciation stratégique et gain de parts de marché (PDM) : les marques qui ont intégré une dimension plus écologique à leurs produits gagnent de 0,5 à 3 points de PDM.

 

4 – Référencement et visibilité : certaines marques ont pu être référencées auprès de nouveaux distributeurs grâce à leurs efforts environnementaux.
 

5 – Amélioration de l’image et augmentation de la notoriété : obtention de prix, relais informels, reconnaissance par de nouvelles parties prenantes…
 

6 – Relations enrichies avec les parties prenantes : de nombreuses marques notent la fierté des salariés ou des relations enrichies avec leurs fournisseurs.
 

7 – Transversalité et capacité de collaboration entre services ou avec ses parties prenantes : les démarches durables impliquent souvent une collaboration entre divers métiers de l’entreprise.
 

8 – Innovations positives sources de différenciation stratégique : nouveaux produits et services, nouveau business models…

 

Comment intégrer le marketing responsable à votre stratégie ? 

 

Il existe différentes manières d’intégrer le marketing responsable à votre stratégie. Cela peut passer par des campagnes, un renouvellement de l’offre, ou encore un choix de prestataires engagés. 

 

Carrefour x Loop : promotion d’un comportement responsable grâce à la proposition d’une nouvelle offre

En 2019, Carrefour remet au goût du jour la consigne avec Loop, un projet de l’entreprise TerraCycle.

Objectif zéro déchet avec cette initiative qui permet aux consommateurs d’acheter des produits Carrefour dans des contenants consignés et durables, qui seront livrés chez eux. Il suffit de faire ses courses en lignes sur le site dédié, puis loop se charge de collecter et de nettoyer les contenants vides pour qu’ils soient réutilisés. 

Des corners seront également bientôt disponibles directement en magasins.

loop carrefour agence de communication brainstorming

 

Patagonia x Cast Iron Design : pratique marketing issue d’une logique de RSE

Pour l’impression de son City Guide, Patagonia a fait appel au studio de création Cast Iron Design, spécialisé en solutions éco-responsables. Le résultat de cette collaboration : un support de communication imprimé sur du papier Kraft-Tone produit par French paper company, à l’aide d’une encre à base d’algues. Cette encre est créée par le fabricant américain Living Ink, qui remplace les produits dérivés du pétrole comme l’encre.

marketing responsable patagonia brainstorming

 

Intermarché : promotion d’un comportement responsable par le biais d’une campagne dédiée

En 2014 Intermarché a bouleversé les codes avec sa campagne devenue célèbre visant à revaloriser les fruits et légumes moches, et ainsi inciter les consommateurs à lutter contre le gaspillage alimentaire. 

Intermarché fruits et légumes moches marketing responsable brainstorming communication

Interface, l’entreprise B2B éco-responsable 

Le B2B est lui aussi concerné par le marketing responsable. L’un des exemples les plus impactants est sans aucun doute celui de l’entreprise Interface. 

Son PDG, Ray Anderson a complètement bousculé le fonctionnement et les bases de son entreprise suite à un échec lors d’un appel d’offre et à une question à laquelle il n’était pas préparé : “Que fait Interface pour l’environnement ?”. 

 

Sans réponse le jour J, il a finalement trouvé l’inspiration qui lui manquait dans l’ouvrage de Paul Hawken intitulé The Ecology of Commerce, afin de repenser dans sa totalité le fonctionnement de son entreprise.

 

Depuis 1994 (précurseur sur la question donc), Ray Anderson travaille avec ses équipes pour devenir le premier fabricant mondial de revêtements de sol à vendre uniquement des produits neutres en carbone sur toute la durée de leur cycle de vie.

Tout cela est rendu possible par la définition et l’accomplissement de ce qu’ils appellent “la mission zéro”. 

Parmi les actions du géant de la moquette, on peut citer la mise en place du programme ReEntry®, leur permettant de collecter et recycler des morceaux de moquettes usagées d’Interface et de ses concurrents. 

Ils ont également créé CoolBlue™, afin de ne plus utiliser les sous-couches de moquettes habituelles à base de pétrole.

Interface mission zéro marketing responsable brainstorming communication

 

Conclusion 

Des prises de conscience et actions nécessaires de la part des entreprises qui doivent bien sûr être sincères et cohérentes, tout en apportant un bénéfice consommateur authentique. 

Intégrer une démarche éco-responsable au sein de sa stratégie marketing est un véritable challenge et relève d’une mutation identitaire et culturelle, qui nécessite du temps, des expertises, et surtout in fine, la motivation de créer monde meilleur !

 

par Margot Henry - 0 Commentaires

Si l’on sait aujourd’hui que la principale source de revenu pour la grande majorité des influenceurs provient des partenariats rémunérés, elle n’en reste pour autant pas la seule. En effet, les solutions et outils sont multiples pour générer un revenu lorsque l’on est créateur de contenu sur Internet :
– Les revenus publicitaires sur YouTube
– Les commissions des ventes perçues à travers des liens d’affiliation (comme le programme d’affiliation Amazon par exemple)
– Les « tips » ou « pourboires » offerts par les internautes à travers des plateformes participatives (comme Tipeee)
– Les ventes de « produits digitaux » comme les e-book, programmes sportifs, packs de retouches photos créés par les créateurs.
– …

Mais certains influenceurs vont encore plus loin et ne se contentent plus de ces revenus perçus via internet ou à travers leurs partenariats. L’envie d’être leur propre patron, d’assurer leurs arrières pour leur futur, de proposer quelque chose de totalement différent, d’avoir une source de revenu plus stable…. Nombreuses sont les raisons pour lesquelles ils se lancent dans l’aventure entrepreneuriale !
Ainsi, ils sont aujourd’hui nombreux à avoir créé leur(s) société(s) et à développer leur(s) business. Petit tour d’horizon de quelques entreprises créées par des influenceurs et de ce qu’il faut en retenir :

EnjoyPhoenix et sa boutique en ligne.

Si LA française la plus suivie sur les réseaux sociaux – (près de 10M d’abonnés cumulés sur YouTube et Instagram) continue d’enchaîner les collaborations avec les marques, elle est également aujourd’hui à la tête de son propre commerce. En effet, en mars 2018, l’influenceuse annonçait le lancement de sa boutique en ligne de produits lifestyle.

Sur « Leaves and Clouds », Marie propose à la vente de la papeterie, des accessoires, des produits de beauté et des objets de décoration à la fabrication française et européenne. L’ensemble des produits proposés sont également éthiques et éco-responsables. Et depuis peu, la boutique propose également toute une sélection « Zéro Déchet » pour inciter les internautes à changer leurs habitudes et prendre soin de l’environnement en réduisant leur consommation et leurs déchets.

Leaves and clouds - EnjoyPhoenix - Marie Lopez
Photo : Site Leaves and Clouds

Tibo Inshape, et Jenesuispasjolie : les serial-entrepreneurs

Nous vous en parlions dans un précédent article, Tibo InShape, le célèbre influenceur fitness vient de lancer sa marque de nutrition : « InShape Nutrition ». Mais Tibo n’en était pas à son coup d’essai puisqu’il avait déjà lancé sa marque de vêtements et accessoires de sport « Team Shape » en 2014 ! Véritable précurseur dans son domaine, l’ancien étudiant en école de commerce a su tirer son épingle du jeu très tôt et devenir ainsi un véritable chef d’entreprise. Il y a 2 ans, l’entrepreneur de 27 ans a réalisé un de ses rêves les plus fous : ouvrir sa propre salle de sport : « Le Temple » à Albi. Ouverte du lundi au vendredi au public (à partir de 12h30 et jusqu’à 19h30), cette salle propose également une boutique dans laquelle sont vendus… les produits Team Shape et InShape Nutrition !

Inshape Nutrition - Tiboinshape
Photo : Site Tiboinshape

Quant à Léa, alias Jenesuispasjolie, elle est l’une des influenceuses qui s’est le plus diversifiée dans ses activités.
Son aventure entrepreneuriale a véritablement commencé en 2015 lorsqu’elle a créé sa société d’édition : « La page qui bouge » qui lui a permis d’éditer son premier livre seule.
Mais son envie d’entreprendre ne s’est pas arrêtée là puisqu’elle a lancé en novembre 2018 son « e-shop de mignonneries 100% françaises et exclusives » : Cracotte et Pyjama.
Enfin, depuis quelques mois maintenant, elle exerce également une activité de conseil en stratégie de communication pour les entreprises.

Cracotte et Pyjama - Jenesuispasjolie
Photo : Site Cracotte et Pyjama

YouMakeFashion et sa box d’encas sains

L’on connait Margot pour ses nombreuses collaborations (et co-créations) avec des marques principalement dans le domaine de la beauté, de la mode et du lifestyle. Ses collaborations rencontrent toujours un franc succès mais la jeune femme de 31 ans a, elle aussi, eu envie de lancer sa propre entreprise. Tout a commencé suite à son rééquilibrage alimentaire et à sa prise de conscience (qu’elle a d’ailleurs raconté dans un livre en 2018). Ainsi, en Janvier 2019, après des mois de travail, l’influenceuse annonce l’arrivée d’« Healthie Hour ». A travers ce projet, Margot a voulu rassembler les choses qui lui tenaient à cœur comme manger équilibré, faire du sport, prendre du temps pour soi, s’entourer de personnes et choses positives… Inspirée des box mensuelles beauté, elle propose donc une box mensuelle ainsi qu’une boutique en ligne proposant des encas 100% bio et sains pour les gourmandes, sportives et curieuses.

Healthie Hour - YouMakeFashion
Photo : Site Healthie Hour

 

MeganVLT et la Cookie dought

Plus récemment, la blogueuse Megan Villiot a ouvert la « 1ere boutique permanente de Cookie Dough à Paris » : Cupkie ! Les parisiens peuvent maintenant déguster de la pâte à cookie crue, façon « française », servie dans une cup avec des toppings. Un produit et une boutique Instagrammable qui rencontrent déjà un certain succès !

Une aventure entrepreneuriale qui se démarque de ce que l’on a l’habitude de voir dans le monde de l’influence puisqu’il ne s’agit pas d’un site e-commerce mais bien d’une boutique réelle !

Megan VLT - Cupkie Paris
Photo : Instagram Cupkie

 

Mais Marie, Tibo, Léa, Margot et Magan sont loin d’être les seuls à s’être lancés dans l’aventure entrepreneuriale ces dernières années. Mais alors, que doivent en retenir les entreprises qui souhaiteraient faire appel aux influenceurs ?

Pour qu’elles puissent se démarquer aujourd’hui, il nous semble indispensable qu’elles travaillent véritablement en collaboration avec les créateurs de contenu. Cela nécessite donc de les inclure dès le début de la réflexion du projet et de leur offrir une certaine liberté de mouvement pour faire évoluer le projet en fonction de leurs envies.

L’influenceur ne doit plus être approché simplement pour apposer son nom sur un packaging ou un produit finalisé.
Les équipes marketing et communication doivent saisir ces opportunités pour travailler avec les influenceurs main dans la main, sur le long terme et proposer ainsi des collaborations qui ont du sens, sont personnalisées et donc extrêmement pertinentes et intéressantes (pour la marque, l’influenceur et sa communauté). C’est par exemple la stratégie qui a été mise en place par la marque Jennyfer.
Enfin, il faut prendre en compte que ces influenceurs-entrepreneurs, de par leur double statut, ont des plannings très chargés et doivent souvent pouvoir s’organiser des mois à l’avance. Aussi, ne tardez pas trop à prendre contact avec eux pour vos futurs projets car les étapes de prise de contact, négociation, mise en place du projet prennent du temps !

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par Marjorie Besson - 0 Commentaires

Retrouvez chaque mois la définition d’un terme employé par les Z ! Après l’expression “casser Internet”, place ce mois-ci au “vlog”. 

Qu’est-ce qu’un vlog ? 

Le mot “vlog” est issu de la contraction de “vidéo” et de “blog”. Il désigne un format vidéo particulier, dans lequel le ou les auteurs se filment, la plupart du temps en selfie, pendant une journée, un événement, un voyage, une visite, une expérience etc. L’objectif est ainsi de plonger le public dans un univers particulier, tout en lui racontant spontanément et pas-à-pas ce qui se passe dans ce moment qu’il partage avec son audience.

Drôles, surprenants ou encore pédagogiques, les vlogs ont en commun leur aspect immersif au naturel et jouent sur un rapport de proximité entre le vlogeur et le spectateur. 

Véritable carnet de bord ou même journal intime, le vlog est un outil largement plébiscité par les influenceurs et youtubeurs. Ils sont utilisés sur les réseaux sociaux (en stories), ou directement sur Youtube.

Les vlogs : une création de contenu bien à part pour les influenceurs, et des tendances à suivre. 

Comme mentionné plus haut, les influenceurs utilisent les vlogs pour partager du contenu de façon plus spontanée sur leurs réseaux sociaux. Certains se lancent même le défi de vloguer tous les jours sur une période plus ou moins longue. Cela a notamment été le cas de l’Américain Casey Neistat, “roi du vlog”, qui a posté des vidéos tous les jours pendant un an et demi. En France, Anil Brancaleoni s’est fortement inspirée de l’Américain et a lui aussi posté des “daily vlogs’ pour partager sa vie quotidienne pendant plus d’un an. Mais ils sont loins d’être les seuls. 

 

cneistat vlog brainstorming

 

Si les influenceurs sont de plus en plus nombreux à s’essayer à l’exercice à l’année, on remarque toutefois que certaines périodes sont plus privilégiées que d’autres pour ce format.

Par exemple, les “Vlogmas” (contraction de l’expression “vlog before christmas”) sont réalisés chaque année par des influenceurs de tous les pays. Originaire des USA, ce “calendrier de l’avent” en vidéo, réalisé du 1er au 24 décembre connait un véritable succès, qui se confirme d’année en année…. pour le plus grand plaisir des marques qui en profitent pour réaliser de nombreux placements de produits et concours en collaboration avec les créateurs de contenus. 

Durant l’été, les internautes peuvent compter sur Léna Situations qui se démarque avec ses “Vlogs d’Août”, alors que la plupart des créateurs de contenus ne publient pas durant cette période. Durant l’été 2019, la jeune femme s’est d’ailleurs fortement fait remarquer en étant propulsée dans les tendances YouTube tous les jours ! 

 

À chaque influenceur son type de vlog

Bien que le format reste le même pour tous, les créateurs de contenus ont l’opportunité de proposer du contenu unique à travers leur vlogs. Certains, comme Caroline, de la chaîne Beauté Active, ou Marie, de la chaîne EnjoyPhoenix s’en servent pour partager de façon très simple leur quotidien, leurs voyages et tenir leur communauté au courant de leurs dernières actualités. D’autres, comme Rachel Styliste ou Tribulations d’Anaïs par exemple s’en servent pour montrer l’avancée des travaux dans leur maison.

Chaque influenceur peut donc en réalité se lancer dans le vlogging et les internautes y trouvent ainsi toujours leur compte. 

 

le vlog : quel intérêt pour les influenceurs ?

Bien que les vlogs demandent du temps, et souvent un investissement quotidien, ils sont très intéressants et lucratifs pour les influenceurs et cela pour de nombreuses raisons. 

Tout d’abord parce que plus l’on publie de vidéos, plus la communauté est au rendez-vous. Les vlogs sont alors idéaux pour générer de l’engagement et maximiser ses chances de voir son contenu visionné — voire d’être en tendance. Ces vidéos font partie des formats les plus appréciés sur YouTube. Divertissants, uniques, agréables à regarder, ils permettent également d’en savoir plus sur la vie personnel du vidéaste. Les vlogueurs ont en effet tendance à dévoiler un peu plus leur vie privée dans ce type de vidéo. C’est l’occasion pour eux d’être plus proches de leur communauté et de créer une véritable relation. 

Enfin, bien sûr, plus l’on publie de vidéos et plus celles-ci sont vues et plus il est possible de gagner de l’argent sur la plateforme grâce aux publicités, mais aussi grâce aux nombreux placements de produits que les influenceurs effectuent durant ces quelques minutes de divertissement. 

 

Comment les marques se servent-elles des vlogs ? 

Au même titre que dans les vidéos classiques des influenceurs, les marques peuvent identifier des “vlogueurs” avec qui elles ont envie de travailler. 

Cela peut alors passer par du placement de produit comme avec Casey Neistat et sa Boosted Board (skate électrique). Mais les collaborations peuvent aller plus loin, comme par exemple Cubanisto, qui en juillet 2017, a emmené Guillaume Ruchon et tous ses copains au festival Tomorrowland pendant plusieurs jours, ce qui a permis à Guillaume de réaliser un vlog dédié à cette incroyable expérience ! 

 

guillaume ruchon vlog tomorrowland

 

Si ce format vous intéresse et que vous souhaitez savoir comment l’utiliser pour votre marque, n’hésitez pas à nous contacter ! 

 

  • crédit photos : 
  • Photo by Martin Péchy on Unsplash
  • Page Facebook : @cneistat
  • Youtube : Guillaume Ruchon « Tomorrowland : ce festival est dingue ! »

Ecrit en collaboration avec notre responsable influence, Margot Henry.

par Margot Henry - 0 Commentaires

Le marché du marketing d’influence a connu un véritable boom en 2019 puisqu’il était estimé à 6,5 milliards de dollars cette année VS 1,7 milliard en 2016. Et cette croissance ne devrait pas faiblir puisqu’en 2020, l’on estime que ce marché dépassera les 20 milliards de dollars*.
Rien d’étonnant lorsque l’on sait que 80% des consommateurs ont déjà fait un achat suite à une recommandation d’un influenceur et que 89% des professionnels du marketing estiment que le Retour sur Investissement du marketing d’influence est supérieur ou égal à celui des autres leviers**.

L’influence permet à de nombreuses marques de voir le jour et de se développer de manière extrêmement rapide sur les réseaux sociaux. Et pour certaine, le marketing d’influence permet même de sortir la tête de l’eau et de revenir sur le devant de la scène d’une façon mémorable.

C’est le cas notamment de la marque de prêt-à-porter DCM Jennyfer, enseigne qui souffrait d’un sérieux problème d’image et qui avait du mal à s’imposer face à des géants du retail comme Zara ou H&M ou encore les sites d’e-commerce.
Suite au rachat de la marque en 2018 par Sébastien Bismuth, une nouvelle stratégie est mise en place. Et une décision est prise : se refaire une jeunesse grâce notamment aux influenceuses – et influenceurs, adulées de la jeune génération. Ainsi, depuis fin 2018, la marque enchaîne les collaborations avec The Doll Beauty, Mayadorable, Sparkdise, Bilal Hassani mais surtout Léna Situations. Et vous allez le voir, cette dernière a été une véritable bouée de sauvetage pour la marque.

Jennyfer x Léna Situations : quand le coup de foudre opère

Tout commence donc en 2018 quand, suite à un voyage influenceur organisé par la marque de prêt-à-porter, une amitié se créée entre les équipes et l’influenceuse passionnée de mode (et particulièrement de la partie business, marketing et communication du secteur).

Très vite, Léna devient ambassadrice de la marque et les contenus sponsorisés s’enchaînent. L’engouement est tel qu’en Février 2019, la créatrice de contenu annonce qu’elle vient de signer un CDI avec l’enseigne et qu’elle sera désormais en charge de toute la stratégie marketing d’un nouveau projet (qui se révèlera être une collection complète à son nom).

Léna Situations annonce la signature de son CDI chez Jennyfer
Léna Situations annonce la signature de son CDI chez Jennyfer

La collection et l’ensemble de sa promotion ont donc été imaginés et exécutés à la fois par Léna Mahfouf (son vrai nom) et Léna Situations. Une double casquette qui a porté ses fruits puisque le succès de cette collection se résume en 2 mots : « sold-out ».
Une deuxième collection capsule voit donc rapidement le jour à l’occasion des « vlogs d’Août » *** publiés par la Youtubeuse. Un concept inédit en France puisque chaque jour, pendant 15 jours un nouveau t-shirt créé par l’influenceuse était dévoilé sur le site internet ainsi qu’en boutique. Inutile de préciser que les fans étaient bien évidemment au rendez-vous, tous les jours, à la fois en boutique et sur le site de Jennyfer pour se procurer les t-shirts en édition limité. La jeune femme et la marque ont même décidé de gâter les fans en offrant un t-shirt gratuit !

Tshirt dAout - Lena Situations Jennyfer

A travers cette collaboration ultra-ciblé, et en seulement 1 an, l’enseigne a su redynamiser ses ventes, mettre en avant sa nouvelle stratégie et son nouveau positionnement !
Inclure Léna dans le processus de création dès le début – et au sein même de l’équipe marketing a donc permis à la marque de casser les codes, de générer du business et d’acquérir une nouvelle image. Une relation privilégiée dont Léna est particulièrement fière, elle qui a cru en la marque dès leurs premiers échanges.

Avis Jennyfer Léna Situation

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Les derniers articles influence :

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*Source : InfluencerMarketingHub
**Source : MediaKix
***Vlogs d’Août : Léna a publié sur sa chaîne Youtube 1 vidéo par jour pendant tout le mois d’Août.

par Marjorie Besson - 0 Commentaires

Avez-vous déjà entendu parler des Sellennials ? Cette nouvelle “cible”, qui vient d’être identifiée par les marketeurs et acteurs de la communication, mérite pourtant votre considération car elle incarne une forme de futur de la consommation… raisonnée. À l’agence, en complément de nos observations des comportements des Z et des nouveaux séniors, nous sommes partis à la rencontre des Sellennials. Bienvenue dans un monde qui donne du sens à l’acte d’achat.

Les Sellennials : qui sont-ils ? 

Le terme “Sellennials” est un néologisme issu de l’amalgame entre “séniors” et “Millennials”. Il désigne une catégorie de jeunes consommateurs (entre 18 et 35 ans environ), fervents utilisateurs des nouvelles technologies au service du vintage, de la “slow life” et de la seconde main.  Ils cherchent à donner un sens à leur consommation, en privilégiant les démarches éco-responsables, éthiques et biologiques. 

Cette cible n’est absolument pas réfractaire à la technologie ! Au contraire, elle l’utilise dans son quotidien, en adéquation avec ses valeurs. Elle adoptera Youtube et les réseaux sociaux pour trouver des tutos et apprendre le DIY (Do It Yourself). Elle ne se séparera jamais de ses applications préférées comme Yuka, INCI beauty ou encore UFC que choisir afin de scanner ses achats et d’en décortiquer la composition. Enfin, elle scrutera en détail les sites d’occasion et de seconde main comme Le Bon Coin ou le Marketplace sur Facebook.

Le point le plus différenciant de cette cible par rapport aux Millennials en général réside dans le fait que les Sellennials partagent les mêmes habitudes et valeurs que la Génération silencieuse (1925-1942) !

Mais qu’est ce qui peut bien intéresser ces jeunes, réceptifs aux codes plutôt “séniors” ? 

Quels sont les centres d’intérêts des Sellennials ? 

“Millennials est un mot fourre-tout qui crée une généralité à partir du quart de la population française. Sellennial est plus intéressant car il parle de centres d’intérêt“, explique Julien Casiro, fondateur de l’agence Braaxe dans Stratégies

Des centres d’intérêt qui prônent un retour à l’essentiel, au naturel, sains et éloignés de la “fast life”. Le leitmotiv des Sellennials pourrait ainsi résider dans le fameux Consommer moins, consommer mieux, livre emblématique de Jean-Marie Pelt et de Serge Papin. 

On constate donc, parmi les hobbies de ces jeunes :

> Un fort retour aux sources avec par exemple un désir de connaître les recettes de grands-mères que ce soit pour les cosmétiques, les produits ménagers ou encore les remèdes. 

> En ce qui concerne l’alimentaire, les produits consommés sont de saison, locaux et bio. 

> Le recyclage est une seconde nature pour eux, alors on composte, on trie et on dit stop à la “fast fashion” et oui aux friperies. 

> Lorsqu’il n’est pas question de chiner dans les brocantes ou vides greniers, les Sellennials s’orientent vers des boutiques d’artisanats, made in France le plus souvent, sans production de masse. 

> Le DIY (Do It Yourself) et la customisation tutoient leur quotidien.

> Ils s’orientent vers la médecine douce et les méthodes alternatives. 

Leurs centres d’intérêts et préoccupations évoluent dans le cadre de la “slow life”, un ralentissement du rythme de vie, un retour à la simplicité et une reconnexion à la nature. 

Comment parler aux Sellennials ?

Tout d’abord, sachez que si vous n’y croyez pas et que vos actions de communication sont vides de sens, ils le sauront et vous perdrez leur confiance, ou ne la gagnerez jamais. 

Les Sellennials ont besoin que les marques partagent leurs valeurs et qu’elles agissent de manière éco-responsable. L’acte de consommation doit faire sens pour eux. La transparence sera votre alliée si vous souhaitez les convaincre. 

Quelques exemples de marques qui partagent les valeurs des Sellennials et dont le discours les touche particulièrement : 

>> slow-cosmétique.com

En référence à la “slow life,” la “slow cosmétique” devient en secteur à part entière. Les marchandises sont bios, naturelles, produites de manière éthique et raisonnée. Comme le montre cet exemple de communication en ligne issue de leur site internet, la recherche de “sens” est l’argument primordial. 

Slow cosmétique

>> aroma-zone.com

Aroma-zone est une marque française d’aromathérapie (huiles essentielles, huiles végétales…) et de cosmétiques au service du bien-être naturel, créé en 1999 par Pierre Vausselin et ses 2 filles, à Clermont Ferrand. Très rapidement les Vausselin se sont retrouvés débordés par leur succès, grâce notamment à une communauté qui partage les même valeurs qu’eux au travers du DIY (Do It Yourself – faire soi-même) et de la traçabilité des matières premières par exemple. La marque met également à disposition des centaines de recettes et tutos pour accompagner les acheteurs : une vraie valeur ajoutée. 

La success story familiale qui a commencé en ligne (80% du chiffre d’affaire provient des ventes en ligne) il y a presque 20 ans, et se poursuit aujourd’hui avec 3 boutiques en France (2 à Paris et 1 à Lyon). Et d’après l’article du nouvel Obs, Aroma-zone réalise une croissance annuelle de 20%, preuve que l’ascension continue. 

Boutique aroma zone

>> Depop

Il s’agit d’un réseau social, à la croisée de Vinted et d’Instagram, qui permet à ses utilisateurs de se créer une boutique en ligne afin de revendre les vêtements qu’ils ne mettent plus. Pour en savoir plus sur cette application, rendez-vous sur notre compte Instagram

Depop

 

Génération nostalgique d’une époque qu’ils n’ont pas connue, les Sellennials savent plus que quiconque vivre avec leur temps. Leur manière de dé-consommer réinvente la consommation traditionnelle et préfigure un nouveau modèle économique plus respectueux de notre environnement. Modèle vers lequel nos sociétés tendent toutes progressivement, de gré ou de force, plaçant les Sellennials en figure de proue. 

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur cette cible et comprendre ses besoins dans votre secteur, n’hésitez pas à nous contacter

 

Sources 

par Marjorie Besson - 0 Commentaires

Retrouvez chaque mois le définition d’un terme employé par les Z ! Après le drop, place ce mois-ci à l’expression “casser Internet” (break the internet).

« Casser Internet » : qu’est-ce que ça signifie ? 

Cette expression désigne globalement un énorme buzz sur internet, entraînant des records de likes, partages, téléchargements, affluence, ventes etc. Elle est généralement employée de manière allégorique, mais peut se révéler littéralement correct. En effet, les buzz les plus impressionnants peuvent engendrer des flux de connexion inhabituels et ainsi créer des bugs sur les plateformes concernées. 

Qui a récemment “cassé Internet” ?

Dernier phénomène du genre en date, l’arrivée sur le réseaux social Instagram de la célébrissime Jennifer Aniston. Dans cet exemple, tous les éléments étaient réunis pour que l’actrice débarque avec fracas sur la plateforme. En effet, cette année nous célébrons les 25 ans de la série Friends, dans laquelle Jennifer Aniston s’est illustrée dans les 90’. La série fait quotidiennement l’objet de posts sur Instagram par le biais de simples hommages des fans, ou par le jeu de mèmes (pour découvrir ce qu’est un mème, rendez-vous sur notre article #genzready). Cette tendance s’est largement multipliée depuis le début d’année, avec l’anniversaire du show TV. Tous les internautes espéraient un come back des 6 amis du Central Perk. De nombreux documentaires sont également sortis cette année engendrant toujours la même question : la série va-t-elle revenir ? 

C’est dans ce climat que Jennifer Aniston, grande absente d’Instagram, y a fait son entrée le 15 octobre 2019, avec rien de plus qu’un selfie de sa bande de Friends. 

 

Jennifer Aniston Instagram brainstorming communication

 

Et en un instant le monde entier s’emballa et Jennifer cassa Internet. 

Une pluie de like s’est abattu sur le post battant tous les records, précédemment détenu par le duc et la duchesse de Sussex en 5h45 suite au lancement de leur compte officiel @sussexroyal. Jennifer affole avec un million de followers en 5h16 ! 

Tous ce monde en même temps sur Instagram a donc engendré un volume de connexions trop importante, ce qui a rendu inaccessible à plusieurs reprises l’accès à son compte.  

Jennifer Aniston aka Rachel Green a donc littéralement cassé Internet. Aujourd’hui elle comptabilise 19,6 millions d’abonnés. 

“Casser Internet”, nouvelle stratégie de communication ? 

Si Jennifer Aniston reste l’exemple le plus récent, celle qui a le plus souvent “cassé Internet” reste Beyoncé. En effet, pour Queen B, le buzz et la surprise sont devenus des leitmotiv de marketing et de communication. Plus question de faire des promos interminables pour ses derniers albums ou clips, elle préfère ne rien dire. En avril dernier, elle a sorti simultanément son dernier album et son documentaire Netflix sans l’avoir annoncé (elle avait déjà opté pour cette stratégie en 2016 lors de la sortie de son album Lemonade, qui s’était classé n°1 des ventes avec plus 2,5 millions d’exemplaires dans le monde). Résultat ? La toile s’enflamma, les téléchargements explosèrent et les ventes avec. 

Avec ces coups de non-communication, la reine B n’a pas fini de “casser Internet”. 

 

Album Lemonade Beyoncé Brainstorming communication

 

Les marques peuvent-elles aussi “casser Internet” ?

Du côté des marques, les buzz d’envergures existent également. Nous pouvons ici revenir sur l’exemple de 2018 devenu mythique, celui de la campagne de publicité de Nike, avec comme vedette le footballeur Colin Kaepernick. Très engagé, notamment contre les violences policières envers les Afro-Américains, il avait refusé de se lever lors de l’hymne américain en 2016 en signe de protestation. À la suite de cet événement, le joueur de football a continué son activisme, et a mis fin à son contrat chez les 49ers de San Francisco la même année.

Sans club depuis, son retour auprès du grand public dans la pub de Nike fût fracassant ! Les ventes en ligne explosèrent en augmentant de 31% quelques jours seulement après la diffusion du spot. Du côté des réseaux sociaux, on dénombre plus de 8,2 millions de mentions, comprenant du soutien à Colin Kaepernick mais également haine et menaces à son égard. 

 

Campagne de pub Nike footballeur Colin Kaepernick

 

Si la recette pour casser internet n’existe pas, il faut tout de même délivrer le bon message, au bon moment. 

Même si s’appuyer sur l’audience d’une personnalité publique peut être un sérieux avantage, sachez qu’un simple œuf a su relever le défi ! 

 

par Marjorie Besson - 0 Commentaires

 

Instagram, le réseau social qui n’en finit plus de grandir depuis 9 ans, a donné naissance au néologisme “instagrammable”, littéralement : un lieu, dont la beauté et l’originalité le rendent publiable sur Instagram. Les marques disposant d’un circuit de distribution physique sont en  train de comprendre l’importance de créer des lieux de vente hautement photogéniques, susceptibles d’attirer un public en quête de nouvelles expériences. Voici ma sélection de 4 marques qui utilisent leur point de vente dans leur stratégie d’influence sociale. 

 

4 marques qui misent sur les codes d’Instagram pour gagner en visibilité  

 

     1. Le Kellogg’s bar à NYC 

Depuis 2016, Kellogg’s a ouvert un bar à céréales à Times Square dans lequel le client peut prendre des photos de son encas dans décor parfaitement élaboré : couleur rouge de l’enseigne, style artisanal, tube géant et mur de céréales, couleurs pop et acidulées… et même des balançoires !

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Le + : le lieu est instagrammable mais pas que : le bol de céréales colorées l’est aussi !

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      2. Winky Lux

La marque de maquillage Winky Lux a ouvert les portes de son magasin qui s’organise autour de 7 salles à visiter. Ces dernières sont spécialement conçues pour être photographiées : on y trouve des accessoires et des décors originaux et colorés. L’entrée du magasin est de 10$, qui peuvent être déduits d’un achat en magasin.

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Le + : En monétisant l’entrée du point de vente, ils créent l’exclusivité et transforment le simple fait de “faire les magasins” en une expérience réjouissante.

 

      3. La façade de Paul Smith à LA

Grâce à sa couleur rose flashy, et à sa structure rectangulaire, le magasin Paul Smith de LA est devenu un phénomène à lui tout seul. Les touristes, fashionistas, influenceurs, font tous la queue pour pouvoir se prendre en photo devant. Le #paulsmithla recueille plus de +5000 publications sur instagram.

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Le + : le magasin est devenu un véritable lieu touristique pour les fans de mode !

 

     4. The milk train à Londres

Un glacier Londonien plonge littéralement le consommateur dans un voyage, grâce à son décor inspiré d’un train vintage ! Un lieu atypique et très photogénique.

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Le + : Ils alimentent leur compte instagram uniquement grâce aux photos que les clients postent de leur expérience avec l’enseigne (et comme Kellogg’s, le produit lui-même est devenu instagrammable).

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Conclusion : quelques tips pour rendre son point de vente instagrammable

 

> créer un décor original et photogénique

> faire vivre une expérience aux clients

> donner aux consommateurs des occasions uniques de prendre des photos 

> créer un hashtag dédié à votre lieu de vente

> partager en post ou stories les photos des internautes (user generated content)

> mettre en place une stratégie de micro influenceur pour donner de la visibilité à votre magasin

> créer l’exclusivité au sein de votre boutique

 

Le Saviez-vous ? La culture et le tourisme aussi touchés ! 

Fin 2018, à Budapest, ouvrait le Museum of Sweets and Selfies. Objectif de ce lieu : permettre aux fans des réseaux sociaux, et en particulier d’instagram, de se prendre en photo dans les 11 salles du musée, conçues avec originalité et couleurs. En juillet 2019, le musée comptabilisait déjà 30 000 visiteurs ! Un succès qui s’explique notamment car il s’agit du premier concept du genre à débarquer en Europe, après les États-Unis et la Malaisie notamment.  Selon l’article du journal du geek consacré au sujet, les visiteurs sont majoritairement âgés de moins de 30 ans. 

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Les lieux touristiques, victimes d’Instagram ? L’article de phototrend révélait en mai 2019 les 10 lieux les plus photographiés dans le monde sur instagram. Sur le podium nous retrouvons : South beach à Miami (7 millions de publications), Walt Disney World aux USA  (5,9 millions de publications) et la Tour Eiffel à Paris (5,6 millions de publications). Pour contrer le tourisme de masse et ainsi protéger notre environnement, WWF a d’ailleurs sorti en 2019 une campagne intitulée “I protect nature” qui a pour objectif la non-divulgation de la géolocalisation de lieux très instagrammables. 

Si les boutiques sont toujours à la recherche de stratégies pour augmenter leur trafic, on ne peut pas en dire autant des lieux naturels, dont la fragilité doit être protégée, quitte à aller à l’encontre du phénomènes instagrammable.  

 

Sources :

Crédits photos :

par Marjorie Besson - 0 Commentaires

A l’agence, comme beaucoup de français de la classe moyenne ayant la chance de pouvoir consommer en accord avec leurs convictions, nous sommes des consommateurs très engagés dans la bio. En tant que citoyens et professionnels, nous suivons de près les évolutions dans ce secteur, qui nourrissent par ailleurs des réflexions plus larges sur nos propres métiers — nous aurons l’occasion d’en reparler !

Nous remarquons que le secteur de la BIO cherche ces derniers mois à ré-enchanter une relation avec le consommateur qui s’est complexifiée avec l’apparition des applications comme Yuka et la multiplication des labels d’enseignes. 3 grandes thématiques nous ont semblé intéressantes : la mise en scène de la transparence, la pédagogie du prix et la valorisation de différenciateurs. Voici donc quelques bonnes pratiques inspirantes.

 

BIO : La mise en scène de la transparence

 

La baromètre 2018 de l’Agence Bio s’est penché sur la consommation et surtout la perception des produits biologiques en France dont toute une partie est consacrée à “L’information sur les produits biologiques”. Le constat est sans appel : le manque d’informations est presque omniprésent. 

Baromètre 2018 Agence BIO

De plus, toujours selon l’étude de l’Agence Bio, parmi les freins à la consommation des produits biologiques, le “doute qu’ils soient totalement bio” arrive en deuxième position, derrière le prix. Et pour cause, le secteur du bio connaît son lot de bad buzz et scandales. Récemment, nous pouvons citer la remise en question de l’origine des avocats de Biocoop , ou encore les révélations de 60 Millions de consommateurs (hors-série consacré à l’industrie du bio), sur le lait et les œufs bio qui se sont révélés plus chargés en dioxines et PCB (polychlorobiphényles) que des laits ou œufs dits conventionnels. 

Parce que nous pensons que ce n’est pas normal d’ajouter “incertitude”, “doutes” et “méfiance” à la liste de courses de vos consommateurs, voici quelques exemples de marques qui misent sur la transparence. 


> Exemple 1 : Blédina invite à s’informer de l’origine géographique de ses produits sur blédina.com

Blédina

 

 

 

 

 

 

 

 

 

> Exemple 2 : En 2019, Biocoop lance une mini-série sur Youtube intitulée #OnNousDit avec Marie Papillon (suivi par 39,9k abonnés sur Instagram) qui part à la rencontre d’experts et de responsables de l’enseigne, pour répondre aux questions des consommateurs. Ci-dessous l’épisode 2 “La Bio selon Biocoop”.

> Exemple 3 : Whole Foods Market propose sur son site, de naviguer par État pour connaître les producteurs locaux avec lesquels l’enseigne travaille. 

Whole Foods Market

Whole Foods Market

> Exemple 4 : Biocoop en magasin s’engage sur l’étiquetage afin de faciliter le passage dans les rayons et le déchiffrage des packs. 

Un magasin Biocoop

 

La pédagogie du prix

 

56% des Français interrogés par le baromètre de l’Agence Bio estiment que ce n’est pas normal qu’un produit biologique coûte plus cher qu’un produit non biologique

“Normal” ou pas, le consommateur sera toujours plus enclin à payer plus cher s’il comprend pourquoi. Et comme le prouve une infographie de Clarabrigde en 2018, 86% des acheteurs payeront plus pour une meilleure expérience client. Là aussi donc, la transparence jouera un grand rôle et aura pour effet d’apporter les preuves et justifications nécessaires d’un prix souvent plus élevé.

> Exemple 1 : Joone, l’e-commerçant de couches “saines et made in France”, se définit comme “créateur de transparence” et ce à plusieurs niveaux. Tout d’abord parce qu’il publie les résultats des analyses toxicologiques, de plus car il explique de manière limpide ce que le client paye.

Joone joone

 

 

 

 

 

 

 

> Exemple 2 : La marque en moins propose un large choix de produits bio, sans les intermédiaires, sans la marque, sans la pub et sans plastique afin de rendre accessible le bio au plus grand nombre. Le projet a été financé par crowdfunding et sera bientôt en ligne. Pour expliquer leur nouveau concept, ils ont réalisé une vidéo qui revient sur toutes les étapes dont ils vont se passer et donc, toutes les étapes que le consommateur ne paiera pas

 

 

Valorisation de la différenciation

 

Le secteur du bio gagne de nouveaux adeptes chaque année – 44% des personnes interrogées déclarent avoir consommé des produits bio en 2008, contre 71% en 2018 – un succès grandissant qui se traduit par la multiplication des ouvertures d’enseignes spécialisées. Avoir le choix c’est super, mais lorsque l’on vit à côté de La Vie Claire, en face de Naturalia et derrière Bio c’Bon, pas facile pour le consommateur de choisir ! 

Alors comment tirer son épingle du jeu face à une concurrence accrue ? Objectif : proposer une expérience client meilleure que celle du voisin.

1 – Créer de l’expérience 

Alors que les marques s’efforcent de personnaliser leurs offres au maximum, proposer une expérience en tant que telle aux consommateurs peut se révéler un levier pertinent pour le fidéliser, améliorer l’image perçue tout en s’assurant qu’ils vivent un moment unique et mémorable.

> Exemple 1 : En 2018, Naturalia a créé son 1er magasin “Naturalia Origines, dédié aux médecines douces. Un nouveau concept qui s’accompagne d’ateliers et d’animations dédiés. 

Naturalia Origines

Naturalia Origines

 

 

 

 

 

 

 

 

> Exemple 2 : CoZie, une marque de cosmétique bio, zéro déchet, française et engagée a créé la Dozeuse, “la première machine de cosmétique en vrac (…) qui délivre à la juste dose des soins du quotidien : crème visage, démaquillant, gommage, déodorant…” Grâce à elle, le consommateur lutte contre le gaspillage et les emballages à usage unique. 

 

Cozie, une marque bio 0 déchet Cozie, une marque bio 0 déchet

 

2 – Une exclu sinon rien

L’une des raisons qui fera qu’un client préférera venir dans votre magasin plutôt qu’un autre réside également dans le fait que c’est uniquement chez vous qu’il pourra trouver tel ou tel produit. En créant l’exclusivité, vous allez créer du désir et automatiquement, si votre produit est aimé, de la fidélité.

Pour conclure cet article, retour sur 3 exemples :

> Exemple 1 : En 2000, Ekibio lançait sa marque Le pain des Fleurs, un véritable succès ! Ces tartines au sarrasin sont devenus en quelques années un produit incontournable des adeptes du bio très recherchés par les consommateurs.

Le pain des fleurs, une marque Ekibio

> Exemple 2 : Chez Apicia, tous les produits sont fabriqués à base d’actifs issus de la ruche (miel, pollen, propolis et gelée royale).

Apicia

> Exemple 3 : Biquette savon propose des savons bio… au lait de chèvre ! Un peu spécial, mais exclusif !

Biquette savon

 

Si vous êtes acteur du secteur de la Bio et que vous avez besoin de réfléchir à vos enjeux de communication de 2020, contactez-nous ! Nous serions ravis de vous aider à communiquer sur les points de contact de votre parcours client, à construire une relation client forte et durable grâce à une stratégie d’influence sociale ou à concevoir des contenus marketing à forte valeur ajoutée, booster d’image de marque et de ROI.

 

par Sarah Locqueville - 0 Commentaires

Retrouvez chaque mois la définition d’un terme employé par les Z ! Après le mème internet, place au drop.

Qu’est-ce qu’un drop ?

À ne pas confondre avec le drop shipping, système de livraison où le client passe commande sur internet auprès d’un fournisseur n’ayant pas son propre stock, le drop (litt. faire tomber) est une technique commerciale consistant à vendre une série limitée, le plus souvent des vêtements, sans annonce préalable des produits proposés par la marque. En clair, le client sait que tel jour à telle heure, une vente aura lieu, mais il n’a pas connaissance de la collection avant l’heure H. Seules des bribes d’infos sont lâchées lors de teasers pour donner le ton.

Pourquoi recourir au drop ?

Le drop permet avant tout de créer de la désirabilité et d’attiser la curiosité des consommateurs. Ces opérations créent un sentiment d’urgence en ne proposant les produits que pour une durée très limitée. C’est aussi un moyen de créer du lien avec la cible par des rendez-vous de mise en vente. Les clients les plus fidèles attendent avec impatience chaque drop et guettent les indices semés par les marques.

Des exemples de drop

Les drop supreme expliqués par Brainstorming
Devant un magasin Supreme pour un drop

Le champion toutes catégories du drop est bien sûr Supreme dont c’est l’unique mode de distribution. Chaque jeudi à midi, la collection est mise en vente en ligne et en boutique. Comme il est presque impossible de commander sur leur site (les produits partent en quelques minutes), il est conseillé de s’inscrire au préalable sur une liste permettant d’acheter en magasin. Parmi les inscrits, un tirage au sort est effectué pour désigner qui aura le droit de pénétrer dans la boutique afin d’acheter son vêtement préféré. Il est en effet impossible de se rendre dans un magasin Supreme à l’improviste sans y avoir été invité.

Pour sa collection capsule “B-série”, Burberry a eu recours au drop. La marque anglaise a lancé une édition limitée dévoilée le 17 de chaque mois sur les réseaux sociaux et sur l’application WeChat. Les pièces ne sont disponibles que 24 heures. Une façon de renforcer le lien avec les acheteurs et de créer de la désirabilité.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

ITS ARRIVED………….DROP ZERO available for 24 hours only TOMORROW on instagram and wechat. #ThomasBurberryMonogram #TheBSeries #mytshirt

Une publication partagée par Riccardo Tisci (@riccardotisci17) le

Les rappeurs de PNL ont eux aussi eu recours à cette technique pour leur collection de vêtements QLF. Une sortie qui a suscité beaucoup d’intérêt auprès des jeunes qui étaient presque aussi nombreux que pour un drop Supreme.


À noter pour les marques souhaitant tenter un drop qu’il faut avoir une communauté solide. Si cette technique permet de resserrer les liens avec ses consommateurs, encore faut-il avoir une base de clients fidèles. Sans followers sur les réseaux, le drop risque de faire flop.

©Alamy ; SonsofSupreme

par Sarah Locqueville - 2 Commentaires

Un tiers des déchets plastiques finissent dans la nature à cause de leur mauvaise gestion selon un rapport de WWF. Un problème qui préoccupe de plus en plus les consommateurs qui attendent (notamment) des marques qu’elles réagissent.

Vous les avez sûrement déjà vus, ces joggueurs, sac à la main qui ramassent des déchets au fil de leur parcours. Appelé le « plogging » cette discipline venue de Suède fait des émules chez les sportifs qui veulent réduire le nombre de déchets sur la planète. Contraction de « jogging » et « plocka upp » (ramasser en suédois) c’est l’un des signes de la prise de conscience généralisée de l’avancée du désastre écologique.

Au rythme où nous produisons, consommons et jetons nos déchets plastiques, l’océan devrait en compter plus que de poisson d’ici 2050 selon une étude du Forum économique mondial. Il faut agir, mais plus seulement après la catastrophe : en amont. Surtout quand on sait, comme nous le rappelle WWF avec son streaming le plus long du monde qu’une bouteille en plastique met plus de 1000 ans à disparaitre.

Les gouvernements commencent à agir

Les sacs plastiques à usage unique sont interdits en France depuis le 1er juillet 2016 en caisse et depuis le 1er janvier 2017 en dehors des caisses (pour les fruits et légumes en vrac par exemple). Si l’on en voit encore dans des petits commerces ou sur les marchés, leur usage a été considérablement réduit depuis cette loi en 2 temps.

Toutefois, elle n’a pas vraiment réglé le problème du plastique, car si les sacs distribués doivent être réutilisables (donc plus épais, 50 microns minimum) rien n’oblige à leur donner une seconde vie en les réutilisant ou en les recyclant.

Avec la volonté de changer radicalement les comportements et pour diminuer le nombre de déchets issus des produits plastiques, une loi déjà votée par le Sénat prévoit l’interdiction des gobelets, verres et assiettes jetables en plastique d’ici le 1er janvier 2020 et celle des pailles, couverts, touillettes, bouteilles et emballages d’ici le 1er janvier 2021.

Une vague zéro-plastique déferle sur toute l’Europe qui a également voté l’interdiction pour l’horizon 2021 et traverse les frontières jusqu’en Australie ou à Bali où l’initiative de deux jeunes sœurs militantes a convaincu le gouvernement de se prononcer contre le plastique à usage unique.

Les marques n’ont plus le choix

Certaines grandes marques comme Adidas accélèrent la recherche. Sa Futurcraft Loop recyclable est prévue pour 2021. C’est la première chaussure de course qui pourra être entièrement broyée pour connaître une seconde vie. Une innovation révolutionnaire rendue possible par 6 ans de recherche pour mettre fin au gaspillage du plastique.

D’autres comme Starbuck ont commencé la transition en supprimant progressivemement les pailles de ses cafés pour les remplacer par des gobelets à bec 100% recyclables. Mais l’interdiction qui entre en vigueur en France n’autorisera que la vaisselle compostable et constituée en tout ou partie de matières biosourcées (obtenues à partir de matières premières renouvelables issues de la biomasse comme les végétaux par exemple). Il faut donc passer la vitesse supérieure.

Starbuck modifie ses gobelets comme alternative aux pailles en plastique
Les nouveaux gobelets Starbuck disponibles depuis début juillet 2018

Une vague écolo fait du bien à la planète, mais bouscule les marques qui risquent de boire la tasse tant elles utilisent le plastique. Alors que faire face à cette interdiction ?

– Concevoir de meilleurs déchets en misant sur les bio plastiques à base d’algues comme ceux mis au point par Margarita Talep selon une méthode 100 % naturelle. Ces emballages respectueux de l’environnement mettent seulement 2 à 4 mois à se décomposer selon leur épaisseur et la température contre 100 à 1000 ans pour les emballages en plastique.

Le bioplastique, une nouvelle alternative au plastique à usage uniqueLes packagings en bioplastique

Le bioplastique, une nouvelle alternative au plastique à usage unique

Ou en utilisant des matériaux biodégradables comme l’entreprise indienne Bizongo qui a repensé les plateaux de ses restaurants. Pour leur fabrication, elle utilise désormais 71% de féculents de maïs.

Les plateaux en fécule de maïs pour limiter les déchets
Des plateaux en fécule de maïs pour réduire les déchets

 

– Utiliser des déchets comme matière première pour contribuer à l’effort écologique comme Stella McCartney ou là encore Adidas qui ont travaillé avec l’association environnementale Parley For The Ocean pour concevoir des vêtements faits à base de plastique récupéré dans les océans.

Adidas s'associe à Perley pour réduire les déchets plastiques
Adidas X Perley juin 2018

C’est aussi le cas du savon method, première bouteille faite à partir des déchets marins. Une manière intelligente de dépolluer mers et océans.

Les emballages à partir de déchets marins pour réduire la plastique
Les emballages à partir de déchets marins

– S’affranchir du packaging en misant sur le vrac qui séduit de plus en plus les consommateurs, ou en s’associant à des initiatives zéro déchet existantes comme celle de Loop. La start-up a lancé une plateforme permettant de commander des produits du quotidien livrés dans un emballage consigné. Elle vient de nouer un partenariat avec Carrefour pour distribuer ses produits en France, dans un premier temps seulement à Paris petite couronne via le site maboutiqueloop.fr.

Loop permet aux marques de renouer avec la consigne et réduire le plastique
Les packagings consignés de Loop

– Mettre en place des programmes de retour et recharge comme Sephora qui permet aux consommateurs d’économiser 20% sur leur nouveau parfum en réutilisant leur flacon.

Sephora et la consigne pour réduire les déchets
La consigne chez Sephora

Les marques doivent trouver des solutions dès aujourd’hui pour prendre une longueur d’avance. Cela leur permettra de séduire ceux qui disent stop au plastique en cherchant à mieux consommer et contribuera à préserver notre planète qui en a bien besoin.

Plus largement, c’est la notion même de déchet qui pourrait disparaître si nous changions nos méthodes de production pour revenir à l’essentiel en s’inspirant de ce que créent la terre et le vivant.

SOURCES :
Plastique à qui la faute ? Rapport WWF de 2019.
The New Plastics Economy, étude du WEF de 2016.

© : FridaysforFuture ; dezeen ; Starbuck ; Adidas ; MaboutiqueLoop ; method ; Sephora ; Ink Drop on Shutterstock.

par Marjorie Besson - 2 Commentaires

Le langage de la Génération Z n’aura plus aucun secret pour vous grâce à notre lexique #GenZready. Retrouvez tous les mois l’explication d’un mot utilisé par cette jeunesse digitale.

Aujourd’hui on s’attaque aux mèmes d’Internet ! 

>> Mais qu’est-ce donc qu’un mème Internet

 

Non, ce n’est pas une faute d’orthographe de “même” ou de “mémé”. Un “mème” est un mot qui existe bel et bien ! Il s’agit d’un anglicisme, inventé par le biologiste Richard Dawkins en 1976, afin d’expliquer comment se propagent les informations culturelles.  

Un mème Internet est un contenu (souvent parodique, sarcastique ou humoristique) repris et diffusé en masse sur internet. Sa viralité est une de ses principales caractéristiques. Son format varie, il peut s’agir d’une image ou bien d’un GIF. Il se répand à grande vitesse via les réseaux sociaux, où les internautes le partagent, le commentent et le reproduisent à leur tour.

En effet, les mèmes sont créés par les internautes eux-mêmes, certains devenant même des spécialistes du genre. Nous pouvons citer par exemple @Yugnat999, qui cumule 196k abonné(e)s sur Instagram, en publiant environ une dizaine de mèmes en franglais par jour. Dans une interview accordée à Melty en mai 2019, le jeune homme de 27 ans, roi du mème en France, déclare travailler avec des marques de temps en temps. Il affirme ne pas pouvoir en vivre, mais on peut tout de même relever derrière ces prémices qu’un nouveau format de communication pour les marques à destination des Z se dessine peu à peu. 

À noter pour les marques qui souhaitent s’orienter vers une stratégie de mèmes Internet qu’il faut être prêt à utiliser une part d’autodérision. Comme le mème a une vocation humoristique, il faut bien analyser si ce genre de communication peut s’inscrire de manière cohérente avec le ton utilisé dans la stratégie mise en place.

Enfin, comme le rappel @Yugnat999 dans son interview, il s’agit d’une pratique encore très peu courante, sur laquelle les marques n’ont pas encore beaucoup de recul. Miser sur l’efficacité et les retombées peut s’avérer un pari risqué.

 

le compte instagram yugnat999 est le roi du mème internet en francele compte instagram yugnat999 est le roi du mème internet en france

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

>> Quelques mèmes Internet devenus célèbrissimes :

 

mème internet célèbre grumpy cat le mème internet un mème internet devenu célèbre success kid, un mème devenu célèbre

Un mème réalisé à partir d'une image tirée du film gatsby avec léonardo dicpario

 

par Marjorie Besson - 0 Commentaires

TikTok est l’application qui ne cesse de grandir ces derniers mois, comme en témoigne son succès lors de la 10ème édition de VidCon, l’événement dédié aux créateurs en ligne. Ceux et celles parmi la Gen Z qui sont fans de musique et de Karaoké n’ont que ce mot à la bouche, lorsqu’ils ne sont pas en train de chanter en playback directement via l’application. 

D’où vient-elle ? Où en est-elle dans son expansion ? Quelle en est l’utilisation ? Et surtout quels enjeux pour les marques ? 

 

Nous décryptons le phénomène en 4 étapes. 

 

1/ TikTok Timeline : l’ascension

 

> Août 2014 : lancement de Musical.ly, une application de création et de partage de courtes vidéos (15 secondes).

Logo Musical.ly

> Septembre 2016 : lancement de TikTok, une application de partage de vidéos développée par l’entreprise chinoise ByteDance. 

Logo ByteDance

 

> 9 novembre 2017 : rachat de Musical.ly par ByteDance (pour un montant d’environ 1 milliard de dollars).

> Début 2018 : TikTok explose au niveau des téléchargements (46 millions).

> 2 août 2018 : ByteDance fusionne les deux applications Musical.ly et TikTok sous le nom commun de TikTok.

Logo TikTok

> Février 2019 : Tiktok dépasse le milliard de téléchargements (hors utilisateurs d’Android en Chine).

 

2/ TikTok en chiffres : vers l’horizon et au-delà

 

> L’application TikTok est présente dans 150 pays.

> 500 millions d’utilisateurs actifs par mois dans le monde (4 millions en France).

> 57% de femmes et 43 % d’hommes

> 5 milliards de vidéos sont consultées chaque mois.

> 4 millions de téléchargements rien qu’aux États-Unis.

> TikTok est considérée comme la 9ème plateforme sociale la plus utilisée au monde.

 

3/ Utilisation : « Spielberg sors de ce corps ! »

 

TikTok permet de réaliser de courtes vidéos, tournées verticalement, tout en laissant la possibilité d’ajouter de nombreux filtres visuels, effets spéciaux, extraits de chansons, sons… En véritables réalisateurs, producteurs et monteurs, les utilisateurs créent de A à Z leurs propres vidéos, puis les publient. Une passion qu’ils mettent déjà en œuvre grâce à des applications comme Instagram ou Snapchat. 

Et concrètement dans ces vidéos on retrouve quoi ? Des utilisateurs qui dansent sur de la musique, qui inventent des chorégraphies, qui chantent en playback ou bien qui relèvent les défis hebdomadaires lancés par l’application. Des challenges drôles, étonnants ou même ridicules… dans la lignée des mèmes d’internet. Il existe un compte officiel de TikTok qui se charge de publier chaque semaine les nouveaux challenges : @OfficialChallenge. Un concept très apprécié par la Génération Z, comme en témoignent le très fort engagement des utilisateurs.

Exemples de challenges :

#WhistleChallenge 

#OhNaNaNahDanceChallenge 

#ChocobodidanceChallenge 

#TumbleweedChallenge (même les stars s’y mettent, avec ici l’exemple de Jimmy Fallon)

 

4/ TikTok et les marques : génération Z, publicité, campagne et influence au rendez-vous !

 

Publicité native :

Jusqu’au début 2019, aucune publicité native n’avait encore été repérée sur l’application. Depuis fin janvier, c’est chose faite. Certains utilisateurs, notamment Chris Harihar, responsable relations presse de Crenshaw communications, ont découvert une publicité (pour GrubHub, un service de livraison à domicile aux USA et en Angleterre) dès l’ouverture de l’application. Les prémices d’une monétisation de TikTok, à surveiller donc. 

Influence : 

Au mois d’avril 2019, TikTok a vu défiler la campagne de marketing d’influence de Calvin Klein avec Kendall Jenner, Shawn Mendes ou encore A$ap Rocky. L’objectif ? Rebooster les ventes, tout en considérant l’âge de la cible dans sa stratégie en misant sur des célébrités particulièrement présentes pour cette génération, et ainsi susciter un fort engagement de la part des adolescents. 

En France, parmi les influenceurs les plus suivis sur TikTok, nous pouvons citer par exemple Léa Elui, 18 ans, qui comptabilise 9.4 millions d’abonnés (@leaelui) et qui a connu une ascension fulgurante suite à une danse du ventre sur ce qui était encore Musical.ly. Depuis, elle est devenue l’influenceuse française la plus suivie sur les réseaux sociaux !

Nous pouvons également mentionner Sasha Smiles (662,7k abonnés), Mat Deuh (865k abonnés) et Sundy Jules (1,8 millions d’abonnés), qui collaborent régulièrement avec des marques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Campagne digitale : 

Du 27 juin et ce, jusqu’au 11 juillet 2019, c’est l’enseigne japonaise Uniqlo qui a lancé sa campagne digitale sur TikTok. Il s’agit de la première campagne de marque multimarchés de l’application. 

Le concept est simple : se filmer en portant un t-shirt Uniqlo UT (la nouvelle collection de la marque), tout en utilisant le #UTPlayYourWorld et la musique officielle de la campagne.

Uniqlo-TikTok

Un concours entre tous les participants a lieu afin de décerner le “Grand Prix”. Les gagnants auront la chance de voir leur vidéos diffusées dans les magasins Uniqlo du monde. Une récompense très alléchante, qui pourrait bien faire naître de manière éphémère ou pérenne, de jeunes influenceurs (?). 

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le compte @uniqlo.tiktok.

De nombreuses marques ont déjà travaillé avec TikTok, dans le cadre de campagnes digitales, de challenges ou tout simplement de présence et d’animation sur l’application. On peut par exemple citer des marques mondiales comme McDonald, Coca Cola, Michael Kors et Red Bull. En France, les pionniers du genre sont entre autres la marque de cosmétique Merci Handy qui comptabilise 83,9k abonnés sur l’application, les bonbons Maoam qui ont lancé des challenges via des inflluenceurs, ou encore Sodexo qui a collaboré avec Sundy Jules, également dans le cadre d’un challenge. 

L’application séduit des marques, qui elles-même cherchent à séduire la Gen Z. Une génération qui a soif d’authenticité, d’instantanéité et qui se délecte du home made.

En répondant à ces critères, TikTok est donc sous le feu des projecteurs des jeunes, et des marques. 

Même la signature de l’application, “Make every second count”, résonne déjà comme un leitmotiv pour ceux et celles qui ciblent les Z … !

 

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur l’utilisation de TikTok par les marques, vous pouvez lire, entre autres, l’article de Digiday “How marketers are testing TikTok”.

 

Sources :

Crédits photos :

par Marjorie Besson - 0 Commentaires

Nous sommes passionnés par la Gen Z, et continuons notre travail dimmersion et de prospective au cœur de cette dernière.

Nous vous proposons au travers de cet article, une sélection de 10 études et sites dédiés qui prouvent qu’il s’agit d’une génération incroyable à suivre, tout en vous aidant à décrypter l’univers si hétéroclite de ces jeunes, qui représenteront d’ici dix ans, les plus gros consommateurs au monde.

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Kezako : Des articles qui se lisent en moyenne en 5 minutes, et qui reviennent sur les dernières tendances marketing Gen Z.

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À lire absolument si : Vous avez régulièrement besoin de lire de courts articles qui traitent de l’actualité marketing et des tendances de la Gen Z.

Langue : Anglais

Format : Articles de blog

Extrait : “Think digital marketing is all it takes to reach Gen Z? Think again.”

À retrouver sur GenZinsights

 

gen z

 

2) Thinking : What’s on our minds

Kezako : Des études de cas et réflexions issues du terrain, pour décrypter les relations qu’entretiennent les Z avec les marques.

Le plus : Ils cherchent à décoder la génération Z.

À lire absolument si : Vous souhaitez vous imprégner d’expertises et de solutions, découlant directement d’études de cas.

Langue : Anglais

Format : Articles de blog

Extrait : “We know that Millennials and Gen Z approach commitment in a vastly different way compared to previous generations. Perhaps the most pronounced feature of their world is the seemingly infinite choices they have, and the technology at their fingertips has fueled their access to these options.”

À retrouver sur Insight strategy group

 

3) Génération Z : portrait générationnel

Kezako : La Taupe, c’est initialement une application pour aider les lycéens à choisir leurs études supérieures. Ils ont récemment réalisé une étude, ou plutôt un portrait générationnel, en 4 parties, afin de comprendre qui sont ceux qui composent cette génération.

Le plus : Une étude sous les traits d’infographies, pour comprendre les Z en chiffres.

À lire absolument si : Vous avez besoin de quelques chiffres sur la Génération Z.

Langue : Français

Format : Présentation pdf

Extrait : “93% publient régulièrement sur les réseaux sociaux dont 58% d’une fois par jour à toutes les heures.”

À retrouver sur La Taupe

 

 

4) La génération Z à travers le prisme de YouTube

Kezako : Think With Google propose des insights, des tendances digitales et de l’inspiration créative. Ici, on vous propose de lire leur article sur la génération Z, à travers le prisme de Youtube. Essentiel lorsque l’on sait que 8 Français sur 10 entre 16 et 24 ans, vont sur YouTube au moins une fois par jour.

Le plus : L’article revient sur 3 enseignements tirés de l’étude quantitative qu’ils ont menée.

À lire absolument si : Vous voulez comprendre pourquoi la génération Z utilise autant Youtube.

Langue : Français

Format : Article Google

Extrait : “Lorsque nous leur avons demandé quelles plateformes ils utilisaient pour se détendre et se divertir, YouTube a été leur première réponse. Si vous voyez un ado obnubilé par un mème ou une tendance qui vous dépasse, dites-vous qu’il cherche seulement à s’amuser et à oublier momentanément son stress.”

À retrouver sur Think with Google

 

5) It’s lit: a guide to what teens think is cool

Kezako : YouGov a réalisé une étude en 2017 sur des jeunes de 13 à 17 ans, afin de découvrir ce qui est cool pour eux.

Le plus : Des chiffres et des verbatims, mais surtout de la couleur, des illustrations aux couleurs pop, de quoi entrer dans l’univers visuel et graphique de la Gen Z.

À lire absolument si : Vous voulez que votre marque devienne cool aux yeux de la GenZ.

Langue : Anglais

Format : Présentation pdf

Extrait : “Teens feel that being cool is about just being yourself, embracing what you love, rejecting what you don’t, and being kind to others.”

À retrouver sur It’s lit

 

 

6) Taking Stock With Teens : A Collaborative Consumer Insights Project Spring 2017

Kezako : Une étude signée Piper Jaffray, sortie début 2019, analyse les comportements d’achats de 8000 américains, âgés en moyenne de 16 ans.

Le plus : Beaucoup de chiffres, de tableaux, de diagrammes et d’infographies, pour un reporting très visuel.

À lire absolument si : Vous souhaitez savoir quelles sont les marques préférées des adolescents américains depuis 2015, jusqu’en 2017.

Langue : Anglais

Format : Présentation pdf

Extrait : “Snapchat continues to be teens’ favorite platform, both in terms of use and preference (en 2017 ndlr).”

À retrouver sur PiperJaffray

 

7) Génération Z : La Génération sans frontières

Kezako : Pour reprendre les mots de l’étude, cette dernière a comme objectif “d’aider les entreprises à appréhender la notion de génération Z”.

Le plus : Etude très bien illustrée, et surtout l’une des plus complètes, qui traite le plus largement des Z.

À lire absolument si : Vous vous intéressez à cette génération via la méthode de recherche générationnelle, qui analyse les populations en fonction du contexte économique, politique et technologique.

Langue : Français

Format : Présentation pdf

Extrait : “La Génération Z a grandi avec Facebook, YouTube et WhatsApp ; il n’est donc pas surprenant que ses membres utilisent les réseaux sociaux de façon prolifique et virtuose, et les manipulent en toute aisance pour asseoir leur influence, gagner de l’argent, et découvrir des marques et de nouvelles idées. “

À retrouver sur Occstrategy

 

8)  Beyond binary : The lives and choices of Generation Z

Kezako : L’étude d’Ipsos revient sur la vie et les choix de cette génération qualifiée de binaire, tout en comparant les résultats avec une précédente étude menée sur les Millenials en 2004.

Le plus : On y retrouve également un certain nombre de tableaux et de diagrammes. Mention spéciale pour la créa : sobre, épurée, délicate, mais qui arrive tout de même à coller à la peau de la Gen Z.

À lire absolument si : Vous souhaitez comprendre les différences entre la génération Z et les Millenials.

Langue : Anglais

Format : Présentation pdf

Extrait : “In some ways, Gen Z already have an innate advantage over other generations, just through growing up fully integrated with technology – they are much more discerning of online sources than millennial children ever were.”

À retrouver sur Ipsos

 

9) AdReaction: Engaging Gen X, Y and Z – Infographic

Kezako : Cette étude montre pourquoi et comment adapter sa créativité face à cette nouvelle génération.

Le plus : Très court, factuel et visuel.

À lire absolument si : Vous avez besoin de quelques chiffres sur la Génération Z.

Langue : Anglais

Format : Présentation pdf

Extrait : “Gen Z can’t be stereotyped because they share many characteristics with previous generations. While more ambitious and more passionate about music, many of their other attitudes to life are remarkably similar.”

À retrouver sur Millward Brown

 

10) AdReaction : Engaging Gen X, Y and Z – Global report

Kezako : Etude des comportements de la Gen Z face aux contenus publicitaires, tout en soulignant les particularités de cette génération face aux X et Y.

Le plus : L’objectif final est de donner les clés pour faire s’engager cette génération.

À lire absolument si : Vous avez besoin de beaucoup de chiffres sur la Génération Z, ainsi que d’exemples illustrés.

Langue : Anglais

Format : Présentation pdf

Extrait : “People are generally more positive towards traditional advertising, and more skeptical about digital forms of advertising. Digital ads may be a part of everyday life, but they’re not something people welcome as much as print, outdoor, TV and cinema advertising. This view is shared by all three generations.”

À retrouver sur iab Europe

 

Pour en savoir plus sur la génération Z et ses comportements d’achat, découvrez notre étude et rendez-vous sur notre compte Instagram tous les vendredis pour un Zap exclusif en story !

 

Crédits images

par Sarah Locqueville - 0 Commentaires

Au cas-où vous les auriez manquées, voici 5 marques US ultra-influentes dans la génération Z bien que presque absentes des canaux traditionnels. Tour d’horizon des bonnes pratiques inspirantes pour séduire la Gen Z.

Être Body Positive comme Glossier /2 millions d’abonnés sur Instagram

Glossier et la génération Z
Les affiches Body Positive de Glossier

Alors assistante au magazine Teen Vogue, Emily Weiss lance son blog Into The gloss, pour donner aux femmes des conseils beauté loin des discours préconçus des marques. Sa communauté grandit assez pour la convaincre de lancer sa propre marque de cosmétique dans un marché pourtant quasi saturé. En 2014, c’est la naissance de Glossier, et quelques mois plus tard, sa fondatrice figure dans le classement Forbes des 30 personnalités de moins de 30 ans à suivre.

La start-up a levé 86 millions de dollars depuis son lancement. Cette Digitally Native Vertical Brand (DNVB, c’est à dire avec un business model en direct avec ses consommateurs) a deux magasins aux Etat-Unis et vient d’arriver en livraison en France. Digital-first, elle joue la carte anti-Séphora en étant disponible exclusivement en direct.

Comment expliquer cette réussite fulgurante, à côté de laquelle vous êtes peut-être passé ? Le maître mot : l’écoute bienveillante. C’est en étant au plus près de sa communauté et de ses besoins qu’Emily Weiss a créé Glossier. Une marque faite quasi sur-mesure et main dans la main avec ses futures clientes. Elle célèbre toutes les femmes, loin des stéréotypes des peaux parfaites, prend le vent du Body Positive et est cruelty free (produits non testés sur les animaux). C’est aussi une marque hautement Instagrammable avec ses packaging colorés et épurés — et ça, ça compte beaucoup chez les Z !

Glossier et la génération Z
« Sois belle à ta manière » — Glossier

Key takeaway : vos produits doivent permettre aux Z de prendre confiance en eux et d’accepter leurs différences.



CHNGE la marque engagée de la génération Z
CHNGE prend un ton provocateur pour faire bouger les lignes

Être engagé et à l’écoute de ses consommateurs comme CHNGE /553k abonnés sur Instagram

CHNGE est une marque de street wear née aux Etats Unis et encore assez confidentielle en France. Sa raison d’être est de permettre à ses consommateurs d’avoir un impact positif sur le monde. Comment ? En utilisant des matériaux durables — la mode est l’une des cinq industries les plus polluantes au monde — mais aussi en étant transparent sur la chaine de production et en donnant 50 % de ses profits nets à des ONG.

Ses engagements, la marque les arbore jusque dans ses designs et ses campagnes aux visuels forts. Son photographe, Peter De Vito, est lui-même issu de la génération Z ce qui rend le travail d’autant plus authentique. CHNGE s’est fait connaitre en affichant ses convictions en cap’ sur ses T-shirts et sur le visage ou le corps de mannequins atypiques, affublés des critiques qui font leur quotidien.

Comprendre la marque CHNGE avec Brainstorming
« C’est quoi le problème de ta peau ? » — CHNGE affiche les remarques que subissent ses mannequins et célèbre leur beauté

Key takeaway : ayez des convictions et défendez vos opinions. Les Z qui les partagent deviendront vos plus fidèles ambassadeurs.

La marque de lingerie FEnty
Page d’accueil du site Savage X Fenty

Être inclusif comme Savage X Fenty /1,6 millions d’abonnés sur Instagram

L’une des raisons du succès de cette marque est bien sûr sa fondatrice… Rihanna. Mais ce n’est pas la seule. Dès son show de lancement, la chanteuse de la Barbade a voulu montrer que sa marque de lingerie convient à toutes les femmes et à toutes les morphologies. Sur son site, ses créations sont portées par des femmes faisant du S au 3X. Elle pousse chacune à assumer sa féminité et son côté sauvage. Elle se met elle-même en scène avec ses formes et laisse une grande part à l’UGC (contenu généré par les utilisateurs) #SavageFenty.

La marque de lingerie de Rihanna
Rihanna, fondatrice de la marque de lingerie Savage X Fenty

De plus en plus de stars et d’infuenceurs lancent leur marque avec succès grâce aux réseaux sociaux. Ils utilisent leur influence pour vendre leurs produits et non ceux des autres, et y mettent donc toute leur personnalité, rayonnant littéralement sur leur marque.

L'UGC au cœur de la stratégie de Fenty
L’UGC au cœur de la stratégie de Fenty

Key takeaway : pensez à inclure tout le spectre de profils composé par votre cible et donner de la personnalité à votre marque.

L'un des rares magasin Supreme
L’un des rares magasin Supreme

Être hype comme Supreme /12 millions d’abonnés sur Instagram

Supreme est la marque la plus ancienne de notre liste. L’Américain James Jebbia fonde Supreme en 1994 après une première expérience de shop mixant plusieurs marques de vêtements. Pour le logo de sa marque, il s’inspire de l’art conceptuel et des collages de presse de Barbara Kruger. Dès ses débuts, le mot Supreme est posé sur chaque vêtement de skate et la marque adoptée par cette communauté.

Mais pourquoi suscite-t-il tant de désir ? La marque et son fondateur ont toujours su rester discrets. Elle se vend loin des canaux mainstream et est assez difficile à shopper. On trouve les vêtements uniquement dans les rares boutiques Supreme (aux Etats-Unis, au Japon, à Londres et à Paris) ou sur le e-shop (où tout part en moins de 10 secondes). Supreme, c’est aussi les collaborations improbables, de Vans à l’artiste Keith Haring en passant par The North Face et plus récemment dans le monde du luxe avec des griffes telles Louis Vuitton.

Collaboration Vans x Supreme
Collaboration Vans x Supreme

Supreme a inventé le masstige — contraction de « consommation de masse » et de « prestige » — en ne jouant pas sur tous les tableaux. Comme le disait Alex Williams dans le New York Times « Sans vouloir vous offenser, si vous ne connaissez pas Supreme, ce que vous n’êtes pas censé la connaître. » La marque se fait rare et chaque sortie est un événement. C’est la base de son business model : l’offre est plus faible que la demande pour créer de la désirabilité (« high demand low supply »). Il faut même s’inscrire sur liste d’attente pour avoir le privilège d’entrer dans l’une des boutiques afin d’acheter l’un des nouveaux articles. Osé… mais efficace !

Collaboration Supreme x Lacoste
Collaboration Supreme x Lacoste

Key takeaway : savoir se faire rare pour cultiver la désirabilité n’est pas réservé aux marques de luxe.

Être éthique comme Everlane /725k abonnés sur Instagram

Everlane mise sur le sans déchet
Manteau Everlane fait à partir de bouteilles en plastique

Everlane a été lancée sur le modèle du slow fashion en 2011. Elle propose des modèles intemporels et décontractés. Cette année, la marque a lancé Tread, une chaussure durable en route pour le zéro impact. L’idée ? Fabriquer une sneaker ayant un impact carbone neutre. Ce lancement, comme celui de sa première collection de manteaux fait à partir de bouteilles en plastique, fait partie de l’engagement d’Everlane d’éliminer la totalité du plastique vierge de ses chaînes de production d’ici 2021.

Les questions environnementales sont un enjeu majeur pour la Gen Z qui a conscience d’être la dernière génération à pouvoir encore sauver la planète par sa consommation. Elle se tourne donc naturellement vers les marques prenant des engagements écologiques forts.

Key takeaway : permettre aux Z de consommer responsable vous fera grandir. Même si vous y allez pas à pas, vous mettre en « green mode » va devenir indispensable.

Tread, la chaussure durable par Everlane
Tread, la chaussure durable par Everlane

Le point commun de ces marques est que ce sont toutes des DNVB, même Supreme pourtant née après l’apparition de ce terme. Elles sont vendues en direct à leurs consommateurs, en grande partie sur internet, et gèrent tout de A à Z sans intermédiaire. Nées du digital (à l’exception de Supreme dont le créateur a été visionnaire), elles ont été pensées pour la nouvelle génération qui leur offre une formidable caisse de résonance, notamment via les réseaux sociaux. Grâce à une expérience personnalisée, elles ont fédéré de véritables communautés, actives et loyales qui communiquent pour elles.

Elles se sont forgées sur de vraies valeurs, ont affiché leur personnalité tranchante et qui ne plaît pas à tout le monde mais qui leur confère de la valeur ajoutée. Cette authenticité, largement plébiscitée par les Z, est ce que chaque marque doit trouver et qui s’exprime dans sa plateforme de marque. Les valeurs d’écologie, d’inclusion ou de tolérance en découleront naturellement sur les produits.

 

Pour en savoir plus sur la génération Z et ses comportements d’achat, découvrez notre étude et rendez-vous sur notre compte Instagram tous les vendredis pour un Zap exclusif en story !

par Anne - 0 Commentaires

En 2019, Facebook a fêté ses 15 ans. Twitter a dépassé le million de visiteurs en France depuis 10 ans. LinkedIn s’est imposé sur le marché français. Une génération, les “Z” (auxquels nous avons consacré une étude prospective) a grandi avec ces outils.

Et pourtant, d’après une récente étude de BPIFrance, seulement 36% des PME-ETI sont actives sur les réseaux sociaux.

Chez Brainstorming, nous pensons que la maîtrise des réseaux sociaux est un avantage compétitif majeur pour les PME-ETI. Nous savons aussi que vous dire : “il vous faut une stratégie / une ligne éditoriale sur les réseaux sociaux” ne suffit pas.

C’est pour cela que nous vous proposons de répondre à ce test, afin de vous situer et de mieux identifier votre besoin.

 

ZOOM SUR NOS ATELIERS COLLABORATIFS

Au cours d’un atelier collaboratif de 2h30, nous partageons nos conseils et exemples d’inspiration afin de vous aider à construire une présence originale ET efficace sur les médias sociaux.

Grâce à notre animation et nos fiches de travail, nous vous proposons une méthode structurée pour démarrer et surtout pour vous approprier ce sujet essentiel.

À la fin de la session, vous aurez décidé, avec votre équipe des projets prioritaires et de l’organisation à mettre en œuvre. Chacun repartira avec une feuille de route et des objectifs à atteindre à court et moyen-terme.

Envie de nous parler de vos projets : rencontrons-nous !







Crédits photo : Prateek Katyal pour Unsplash

par Raphaële Blot - 0 Commentaires

L’observation des films, posts Instagram et campagnes récentes de SoulCycle a été pour moi une révélation : cette marque phénomène communique avec un flow et une sémantique proche de prêches évangéliques. Pourtant, si l’on se réfère à certaines études sociologiques récentes, son cœur de cible est probablement composé en majorité de millenials urbains… athées. Bizarre ? Non, diabolique ! Je suis sûre que là-haut, quelqu’un sait parfaitement ce qu’il fait.

SoulCycle : “Meute. Tribu. Bande. Communauté. ÂME.”*1

SoulCycle est l’un des phénomènes les plus observés de la planète fitness. Avec ses 88 studios urbains basés aux Etats-Unis et au Canada exclusivement consacrés à la pratique du spinning (ou RPM) et à la vente de produits dérivés, la société fondée en 2006 et désormais possédée à 97% par Equinox*2 est une sorte de miracle — et pas seulement pour son fulgurant succès.

SoulCycle propose — pour 36 US$ la séance, sur inscription et sans abonnement — une expérience qui a commencé comme une pratique de niche, avant d’évangéliser des milliers de “spinners” à travers les États-Unis.

Ce qui a séduit ses pratiquants parfois obsessionnels est un ensemble savant de caractéristiques uniques : des entraîneurs incroyablement inspirés, qui embarquent les riders dans une aventure physique, émotionnelle et musicale comparable à une expérience théâtrale, un design des salles très élaboré — avec par exemple une station de recharge pour téléphone intégrée dans chaque casier des vestiaires —, des vélos dernière génération, ainsi que des lignes de vêtements tendance que les gens sont aussi fiers de porter que s’il s’agissait d’une marque prestigieuse.
« Nous ne nous considérons pas comme une entreprise de fitness, mais comme un acteur de l’économie expérientielle à part entière”, a déclaré Mélanie Whelhan, Pdg de SoulCyle*3. Pourtant, toutes ces caractéristiques « produits” séduisantes et singulières ne sont pas le sujet des prises de parole de la marque. SoulCycle ne s’adresse ni aux mollets ni même au cœur de ses affinionados : elle parle à leur âme. Nomen est omen.

“Pédaler vers sa rédemption” au sein d’une communauté passionnée

“Find it ! ” C’est avec ces mots que s’achèvent les discours de Charlee, Tiff, Stevie, Stacey et de tous les autres coachs SoulCycle dans la dernière série de vidéos de la marque. Leur flow nous invite, nous incite, nous enjoint de réaliser notre “breakthrough”. Ce mot, qui peut être traduit par “percée” ou “découverte majeure”, est souvent employé dans les textes spirituels — il revêt alors un sens proche du terme “éveil”.

Cette percée, nous expliquent-ils, doit nous permettre de nous (re)trouver, de découvrir “notre happy place”, d’être en accord et en paix avec nous-même. Ce qu’ils disent, nous sommes habitués à l’entendre dans nos cours de yoga. Ils (me) surprennent dans la bouche de jeunes athlètes trendy, tatoués, piercés, et ultra-urbains. Pourtant c’est très clair : ils nous invitent à trouver ce qui est “grand” en nous, et au-delà…

Le résultat de cette sémantique aux accents presque évangéliques est qu’elle a — selon moi — réussit à toucher une corde extrêmement sensible chez les américains, créant une communauté unique de véritable passionnés.

Je vous entend penser : c’est normal, nous sommes aux États-Unis, pays que Donald Trump décrivait récemment comme “une nation de croyants”. Oui… et non : c’est un peu plus compliqué — et malin — que ça.

Un temple pour les nouveaux athées de l’Amérique

En effet, le paradoxe de ce vocabulaire, qui cherche à guider les esprits bien plus que les corps, est qu’il s’adresse à des sportifs qui sont, pour une bonne part des incroyants. C’est statistique.

Depuis la fin des années 1990, la poussée de l’incroyance aux Etats-Unis touche en priorité les classes moyennes blanches éduquées, elle croît plus chez les femmes que chez les hommes, surtout chez les jeunes” explique Sylvain Cypel, auteur du reportage Les nouveaux athées paru dans le dernier numéro de la revue America. “Au total, les « incroyants » ont presque triplé, passant de 8,2% à 22,9% en une génération (…). Et selon le Centre de recherche sociodémographiques Peu, 36% des 18-35 ans se définissent aujourd’hui comme « none », non adhérents à une religion, quelle qu’elle soit.

L’article précise que “les jeunes sont de plus en plus hostiles à la religion. Dans certaines zones urbaines de la côte Pacifique ou de la Nouvelle-Angleterre, les « nones » sont devenus majoritaires.” Vous observerez avec moi que cela correspond très exactement à la carte d’implantation des clubs.

SoulCycle est également présent depuis peu dans plusieurs villes non côtières, comme Chicago, Dallas, Austin et Houston.

Dans un contexte où les jeunes de ces régions se détournent de la religion, pourquoi était-il si intelligent pour SoulCycle de faire écho aussi fortement aux thématiques spirituelles ?

Pour une raison simple : “tourner le dos à son Église est un phénomène croissant jusque dans le Sud américain profond, qui expose ceux qui s’y engagent à un ostracisme douloureux.”
Depuis plusieurs années, des initiatives sont nées aux USA pour offrir une communauté à ceux, nombreux, qui ont perdu en quittant leur église un sentiment de sécurité. D’autant que beaucoup de ces “newborn atheists”, élevés dans une foi parfois des plus rigoureuses, ont conservé une forme d’empreinte, ou de quête spirituelle.

C’est pour eux que naissent partout aux États-Unis des communautés d’un nouveau genre, centres humanistes qui accueillent ces personnes parfois mises au ban de leur famille et de leurs parents. “Les incroyants (…) partagent tous une même quête : trouver une communauté qui leur apporte chaleur et soutien. (…) La laïcité ne suffit plus. Les gens veulent une société plus humaniste, mais qui reste libre”. (…) Les incroyants ont trop longtemps ignoré le besoin de communauté. Tout a changé quand sont arrivés à la fin des années 2000 les premiers “millenials”. Ils comprennent que les rituels (…) sont là pour nous aider” peut-on également apprendre dans l’article de Sylvain Cypel.

“Ces communautés offrent à leurs ouailles un « service » identique à celui fourni par les cultes : répondre aux angoisses, aux dilemmes et aux inconnues (…) » et fournir du sens « De l’amour, de la bonté, un but et une missions, basés sur la raison. »(…) « Beaucoup de jeunes désenchantés par la religion veulent s’engager dans une voie pas “contre” mais “pour” et veulent croire dans le bien, et non pas en Dieu”3. L’une de ces associations a conçu un slogan très malin : “Le meilleur de l’église, sans la religion”.

Voilà pourquoi SoulCyle utilise — selon moi très consciemment — la rhétorique spirituelle : pour combler un besoin extrêmement présent dans la jeune société américaine et pourtant totalement invisible.

“Je suis convaincue que notre croissance se poursuivra, car les gens sont à la recherche de lieux où ils peuvent créer des liens avec les autres et où ils peuvent déconnecter de la technologie”, expliquait également Mélanie Whelhan, Pdg de SoulCyle*4. “Ils sont plus en quête d’expérience que de biens matériels (…). Nous avons découvert que nos riders avaient besoin de nous (…), nos salles leur offrant un espace préservé leur permettant de s’évader. Les bénéfices sur les plans émotionnels et mental vont bien au-delà d’une simple séance de fitness” poursuivait-elle dans le même article.

SoulCycle pourrait-il convertir la France ?

Impossible de savoir si SoulCycle a des ambitions de développement international. Mais serions-nous en France de bons “croyants”, alors que selon le journal Le Monde, la France est l’un des pays les plus athées de la planète*5 ?

Raphaël Logier, auteur de Souci de soi, conscience du monde, estime que notre “religion post-industrielle” s’appuie sur “le développement personnel (recherche de la créativité), le bien-être (une santé supérieure) et la connaissance de soi (découvrir la vérité du monde au travers de pratiques comme le yoga ou la relaxation)”*6.

La réponse à cette question est oui, très probablement. Je vous laisse méditer ces mots d’un autre gourou — du marketing cette fois — Seth Godin : “Les meilleurs marqueteurs sont des conteurs d’histoires auxquelles les consommateurs ont choisi de croire…”*7.

NOTES/SOURCES
*1 Mots figurant sur une enseigne en néon accrochée au mur de l’une des salles de New-York.
*2 Equinox Fitness est une entreprise américaine de fitness haut de gamme fondée en 1991. Elle possède dans son portfolio plusieurs marques telles que Equinox, Pure Yoga, Blink et Soul Cycle. Le groupe est aussi opérateur d’hôtels de luxe à New-York et à Los Angeles.
*3 Il était une foi en Amérique AMERICA n°7/16 Automne 2018 Co-édition Le Un
*4 HBR édition française – Février-mars 2018
*5 https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/05/07/une-grande-majorite-de-francais-ne-se-reclament-d-aucune-religion_4629612_4355770.html
*6 http://www.atlantico.fr/decryptage/culte-nature-tradition-et-bien-etre-cette-nouvelle-religion-qui-ne-dit-pas-nom-raphael-liogier-467955.html/page/0/2
*7 All Marketers are liars. The Power of Telling Authentic stories in a Low-trust World. Seth Godin

par Louise - 0 Commentaires

Ze CONSOMMATEUR
Les données à ne pas manquer sur la génération Z

Cela fait quelques mois qu’avec Brainstorming Prospectives, nous tournons nos petites antennes vers la génération Z — autrement dit, les jeunes-d’aujourd’hui-consommateurs-de-demain. Voici le premier article d’une série que nous allons consacrer à ce sujet, en prolongement du livre blanc que nous leur avons consacré. Il se concentre sur les chiffres liés aux enjeux de cette génération, qui révèlent pour certains le décalage entre ses attentes et la CX qui lui est proposée. Avec un constat clé : c’est maintenant qu’il faut (se) bouger ; )

La génération Z, c’est quoi ?

Après la génération X, puis la Y, c’est désormais aux Z d’être sur le devant de la scène. Et pour cause : en France, ces jeunes nés entre 1995 et 2005 (ils ont donc entre 13 et 23 ans aujourd’hui) étaient, en janvier 2018, 8 642 050 ! En 2025, il y aura 6,2 millions de Z actifs soit 22% de la population active française. Et aujourd’hui, leur pouvoir d’achat est déjà estimé à 44 milliards de dollars dans le monde (où 50% de la population a moins de trente ans). Bref, quand on prend la mesure du poids que représente déjà la génération Z – celle qui sera adulte en 2025 – on comprend l’urgence de se mettre en mode #genZready…

Ce que veulent les Z

98% des individus de la génération Z préfèrent faire leurs achats en magasin

L’imaginaire collectif projette sur eux un certain nombre de lieux communs – abondamment véhiculés par les médias – tandis que les parents qui ont affaire à leurs Zados de Z n’ont qu’une vue partielle et subjective de leur diversité (ce qui ne les empêche pas de vivre à l’échelle familiale l’une des composantes clés de cette génération : la complexité). Pourtant au-delà des clichés sur ces jeunes digitalodépendants, selfiemaniaques et paressophiles, certains chiffres aident à distinguer le faux du vrai et à s’approcher davantage de la réalité.

De la méconnaissance à l’impératif de reconnaissance

Arrêtons-nous par exemple sur le rapport des Z aux nouvelles technologies et aux réseaux sociaux : certes, 35,5% passent entre 6 et 10 heures par jour sur leur mobile et +80% sont influencés par les médias sociaux dans leurs achats. Mais contrairement à ce qu’on pourrait penser 98% préfèrent faire leurs achats en magasin – où l’expérience d’achat doit être, naturellement, omnicanale, ultrapersonnalisée et humanisée. C’est ce décalage entre ce qu’on pense de la génération Z, leurs attentes réelles et la façon dont les marques ignorent encore souvent ces attentes qui produit à coup sûr la désaffection des Z pour ceux qui croient les connaître ou qui tardent à les reconnaître.

Notre livre blanc décryptant la génération Z.

Vers une expérience de marque fluide et personnaliZée

Saviez-vous que seulement 19% des commerçants offrent une expérience d’achat personnalisée et 84% n’offrent pas de services mobiles en magasin ? Alors que les Z veulent par-dessus une expérience d’achat qui soit fluide, rapide et personnalisée : pour ça, 73% aimeraient utiliser des modes de commande vocaux accélérant l’expérience d’achat tandis que 58% sont prêts à payer plus pour une livraison en 1 heure.

Vous voulez en savoir plus, approfondir la lecture de ces articles ou encore retrouver les sources d’où proviennent ces chiffres, tout ça pour construire une expérience de marque #genZready ? Alors, envoyez un mail à slocqueville@brainstorming.fr pour recevoir votre livre blanc GenZReady, échanger avec la team Brainstorming Prospective ou encore organiser une conférence #genZready dans vos locaux. A bientôt !

Sources : 98% des Z préfèrent faire leurs achats en magasin

par Anne - 0 Commentaires

Sur Facebook la fête est finie ?

En février, Facebook célébrait son quatorzième anniversaire. L’humeur n’était pas forcément à la fête pour le réseau social qui a été ébranlé par plusieurs crises de confiance et remises en question au cours des derniers mois.  
En tant qu’agence conseil, nous avons bien entendu suivi avec beaucoup d’attention tous ses rebondissements et leurs conséquences pour nos clients. Aujourd’hui, nous proposons quatre pistes à explorer pour les marques qui s’interrogent sur la conduite à adopter sur Facebook et les réseaux sociaux en général en 2018.

#ReachPocalypse, #DeleteFacebook : rappel des faits

1er acte : la #ReachPocalypse ou la fin de la visibilité gratuite pour les marques sur Facebook ?

Premier signal d’alarme, en octobre 2017, un journaliste slovaque alerte sur “la plus importante baisse de portée naturelle jamais vue” alors qu’il constate la mise en quarantaine des posts des pages hors du fil d’actualité. C’est le #ReachPocalypse.

Le test mené sur 6 pays n’a pas été déployé par la suite. Les marques et les médias connaissaient déjà la volonté de privilégier avec l’algorithme la visibilité des contenus des amis et de la famille. Toutefois, cette expérimentation a sonné comme un signal d’alarme. Du côté des médias, des agences et des annonceurs, on a vu arriver de manière plus rapide que prévu le début d’un modèle tout payant.

Les annonceurs à l’assaut des plateformes ©eBoy

 

2e acte : la rébellion des utilisateurs avec le mouvement #DeleteFacebook

Deuxième coup de tonnerre en janvier pour Facebook : le scandale Cambridge Analytica. La société britannique est accusée d’avoir exploité,  sans leur consentement, les données de millions d’utilisateurs et favorisé ainsi l’élection de Donald Trump.
Après ces révélations, beaucoup d’utilisateurs ont pris conscience de la quantité des données personnelles  livrées à la firme de Menlo Park. C’est le début du mouvement de l’appel au boycott #DeleteFacebook.

On a pu entendre les voix d’Elon Musk, PDG de Tesla, de Brian Acton, fondateur de WhatsApp ou encore du co-fondateur d’Apple, Steve Wozniak ! A priori plutôt des piliers de la Silicon Valley  que des militants de la déconnexion… Peu après l’affaire, un sondage IFOP/Le Parisien annonçait qu’un Français sur quatre envisageait de supprimer son compte (sondage mené auprès des +18 ans).

Boycotter Facebook : un vœu pieux pour les internautes comme pour les marques

Où en est-on aujourd’hui ? Malgré la méfiance croissante des utilisateurs, Facebook domine toujours avec 22 millions d’utilisateurs actifs quotidiens en France (1,45 milliards dans le monde) ! Toujours très loin devant ses concurrents.

Côté annonceurs et médias, la pression monte pour que Facebook fasse preuve de plus de transparence. Toutefois, malgré quelques annonceurs qui ont fait des déclarations retentissantes  (on pense à Unilever, Adidas ou Tesla), aucune déclaration ne semble avoir été suivie d’actions. Pour preuve : en avril dernier, Facebook publiait un chiffre d’affaires record en hausse de 49% grâce aux recettes publicitaires !

Alors, la bonne attitude à adopter est-elle juste d’attendre de voir ? Que répondre à nos clients qui s’interrogent sur l’avenir de Facebook et du community management dans ce nouveau contexte ?

Quatre stratégies pour répondre à la baisse de la visibilité gratuite et à la méfiance des utilisateurs

1. L’écoute et l’analyse, toujours, pour produire des contenus qui intéressent

“Quand vous parlez avec quelqu’un dont vous savez quelque chose, assurez-vous de lui dire quelque chose qui le touchera” Caspar Schlickum, PDG de Wunderman APAC

La visibilité baisse, certes, mais l’attention des internautes était déjà une denrée rare !
Écouter les internautes, suivre l’e-réputation de votre marque et de votre secteur et analyser les données mises à disposition par les plateformes est indispensable pour d’identifier les contenus qui sauront répondre aux besoins de votre audience

Visons, plus que jamais, l’efficacité !

Sur les réseaux sociaux, la fin de la visibilité gratuite qui se profile doit donc aussi être la fin des contenus gratuits, au sens de “ni motivés, ni justifiés” par un besoin utilisateur.

2. Identifier et s’appuyer sur les déclencheurs de partages et de viralité

Même un Buzzfeed, le site web roi de l’insolite, connaît pertinemment son audience. Le média nous démontre avec la cartographie ci-dessous qu’aucun article n’est posté au hasard, sans savoir pourquoi les internautes auront envie de le partager. Ainsi, pour Buzzfeed, la plupart du trafic généré vers leurs articles ne vient pas de la page Buzzfeed mais des partages spontanés des internautes sur leurs comptes Facebook.

©Dao Nguyen / Buzzfeed

 

3. La dynamique communautaire avec l’animation des groupes

Chez les médias, on a aussi beaucoup parlé des groupes Facebook administrés par une page comme une solution-refuge contre la baisse de reach.
L’objectif ? Rassembler leurs lecteurs les plus assidus et encourager les discussions autour de leurs articles.  C’est en effet un bon moyen de retrouver le trafic perdu en s’appuyant sur une communauté plus limitée mais très engagée.

Pour une marque suivie par une large audience, cette logique peut être intéressante également car elle lui permet de fédérer ses publics par affinités, et de leur proposer des contenus plus ciblés. Un aéroport pourrait ainsi, envisager de créer un groupe dédiés à ses voyageurs fréquents pour échanger des bons plans, un autre groupe serait dédié à la communauté des #AVgeeks, …

4. Du réel et du sans filtre avec le format “Stories”

Troisième et dernière piste : les stories. Initiées par Snapchat et reprises par Instagram, Facebook et WhatsApp, ce format mixte permet de mêler sons, textes, vidéos et photos dans des publications éphémères. Leur succès est un raz de marée avec 970 millions d’adeptes dans le monde et une croissance de 842% depuis 2016 (1)

Lors de la conférence F8, Chris Cox, Chief Product Officer de Facebook (qui détient Instagram) constatait : “le format Stories est en bonne voie pour dépasser le fil d’actualité comme moyen principal de partage avec ses amis”(2)

La clé du succès ? Les stories sont là pour “parler vrai”, loin des fils d’actualité-vitrine trop policés et contrôlés.

Pour n’importe quelle entreprise, partager des contenus plus authentiques et spontanés sera toujours payant,  que cela soit dans une logique de marque employeur comme de communication B2C. Enfin, si vous ne souhaitez pas créer un compte Snapchat ou même Instagram, sachez que sur Facebook, vos Stories auront plus de chance de vous faire émerger dans le fil d’actualité des utilisateurs.

Et vous, vous faites quoi sur les médias sociaux en 2018 ? On en parle ?

Pour aller plus loin :

Revoir notre intervention sur les formats Live et Stories au Salon Business Events avec Clarisse de Snapologie et David Banget de l’Olympique Lyonnais

Sources :

  1. Etude Block Party : Beyond the news feed,  http://www.weareblockparty.com/research-1/
  2. https://techcrunch.com/2018/05/02/stories-are-about-to-surpass-feed-sharing-now-what/?guccounter=1

 

par Louise - 0 Commentaires

La counterpoint culture, vous savez ce que c’est.

Vous ne l’aviez peut-être pas nommée mais c’est bien le courant dans lequel nous baignons. Souffler le chaud et le froid, associer les contraires, marier les mondes qui avant s’ignoraient, faire se côtoyer vintage et visionnaire, rapprocher les extrêmes, le mormon et le dévergondé, naviguer entre under et pop, entre low et high tech, entre savoir et faire. Le choc des cultures s’impose pour le meilleur dans la mode, les arts, la langue, les modes de vie. On assume ses paradoxes, la complexité de son identité pour faire écho à celle du monde et lui donner sens en piochant dans la terre en toute liberté.

Counterpoint culture, quelques exemples :

On consigne, comme Cécilia Azcarate, les correspondances cachées entre portraits des siècles passés et iconographie thug. On fait se rencontrer artisanat traditionnel et contre-culture comme le céramiste Jérôme Galvin et le brodeur Full Mano. Quelques exemples dans un océan dansant de contrepoints, partition gagnante qui fait sonner à nos oreilles une petite musique pleine de promesses et gage de créativité.

Bref, on pratique l’art du contrepoint comme le décrit Nick Cave dans un passage de 20 000 days on earth : pour créer une histoire, prendre deux personnages complètement opposés, qui n’ont a priori rien à faire ensemble, mais alors rien du tout, et voir ce qui se passe. Parce que c’est là qu’il se passe quelque chose d’intéressant et que s’ouvre l’espace des possibles.

The counterpoint culture ? Be part of it !

par Stéphanie Soares - 1 Commentaires

L’agence a passé 2 jours en embuscade de nouveautés Retail au POPAI 2018. Objectif ? Découvrir le maximum d’innovations intéressantes à partager avec nos clients et avec vous. Dans les allées de ce grand salon entièrement dédié au Marketing Point de Vente, l’expérience client était au cœur des réflexions et des présentations. Alors que l’évolution du point de vente s’opère au travers du digital, de la connectivité et de l’interactivité, les marques cherchent plus que jamais à créer le lien, à jouer la carte de l’exceptionnel et du mémorable. Prêts pour jouer au BuzzWord bingo avec nous ? On partage ce qui nous a épaté !

 

Réalité virtuelle

La réalité virtuelle au cœur de l’expérience client. Topshop a décidé de lancer sa collection Eté d’une manière originale et pas vue. Embarquez pour une balade à bord du toboggan Topshop !

 

 

L’univers du prêt-à-porter n’est pas le seul à porter un vif intérêt à la VR : le sport et le outdoor y ont également vu une opportunité stratégique.
Décathlon en est un bel exemple ! Pour mettre en avant ses tentes et permettre aux acheteurs de les comparer entre elles — — et les vendre (restons lucides), il faudrait à la marque près de 500 m2 d’exposition, car la gamme est composée de quatorze modèles allant de 2 à 8 places.
La solution apportée par la VR permet de vivre l’expérience dans un espace réduit :

 

 

 

Réenchanter le point de vente et jouer l’horizontalité dans la relation

Au-delà de la VR, les marques se démènent pour pallier la concurrence liée aux pure-players… On entend souvent qu’il faut « réenchanter le point de vente » et jouer l’horizontalité dans la relation.
Alors dans la vraie vie… ça donne quoi ? Ça donne le Comptoir Boulanger ! C’est le magasin comme à la maison, les vendeurs sont nos amis ! On peut essayer tous les produits et — bien vu ! — ce sont ceux qui ont 5/5 en ligne, du lave-linge à la brosse à dents, en passant par le robot culinaire et le sèche-cheveux.

 

Omnicanalité

Autre gros mot du moment… l’omnicanalité ! En d’autres termes c’est la capacité à organiser les points de contact entre eux pour générer de l’expérience client.
C’est encore une fois Décathlon qui ouvre la voie avec le concept Décathlon City ! L’idée ? Animer la vie sportive du quartier ! La marque a pour ambition de créer des communautés de sportifs ultra-locales. Les vendeurs en sont les coachs, et animent des cours gratuitement, tout en offrant la possibilité d’essayer les produits sur place… Le rêve du sportif assoiffé d’achats quoi ! Tout y est bien pensé, comme l’atelier vélo qui permet de venir changer son pneu.
La marque a également visiblement beaucoup réfléchi pour éviter l’abandon de vente. Vous savez, cet intense sentiment de lassitude qui nous assaille lorsque nous nous retrouvons en mal de motivation et de fièvre acheteuse ! Ainsi, dans les cabines d’essayage, un écran offre désormais la possibilité de demander une autre taille à un vendeur ou une précision sur un produit…

 

Phygital

Et bien sur, cet article ne mériterait pas sa place si nous n’évoquions pas ensemble le BuzzWord 2017/2018 : le Phygital !
Le terme, vous le savez sans doute, signifie que l’on allie les techniques du marketing et du commerce digital avec celles du marketing et du commerce physique.
Le POPAI nous a offert lors d’une conférence animée par M. Lepetz une synthèse en 4 “EX” :

  • EXpertise

  • EXpérience

  • EXécution

  • EXcellence

Illustration avec la spectaculaire Undiz Machine qui nous propose une expérience de shopping inédite. Conçue initialement pour surmonter les contraintes logistiques, ce concept se développe désormais à travers la France. Où le phygital prend-il toute sa place dans le concept store Undiz équipé ? En haut, en bas, derrière les murs, partout ! En lingerie, il existe 11 tailles possibles de soutien-gorge… Dans cette boutique phygitale, en 2 temps/3 clics… votre taille vous est livrée, prête à être essayée !

Découvrez l’expérience ici :

Toutes ces nouveautés nous ont donné des idées. Envie de les partager ?
Contactez-nous !

par Céline Gardette - 0 Commentaires

À l’heure où la sphère d’influence des relations presse ou relations médias se développe grâce au potentiel médiatique que constituent les réseaux sociaux, les RP doivent aujourd’hui nécessairement intégrer les e-RP ou RP digitales.
Mais les métiers de RP et de RP digitales sont-ils si différents ?

L’attaché de presse est mort, vive le consultant RP

Le métier d’attaché de presse cède aujourd’hui la place au métier de consultant en relations médias. Nous ne sommes plus de simples intermédiaires entre les médias et l’entreprise, mais intégrons désormais des compétences en gestion de crise, en réputation, mais aussi en création de contenus de marque à destination des journalistes et influenceurs.

Un calibrage sur mesure de l’information

Comme l’attaché de presse, le consultant en relations médias s’adapte à la cible d’influence médiatique visée et doit comprendre ses attentes en termes de contenu. Plus qu’un simple facilitateur d’accès à l’information, nous sommes en mesure de mettre en relation nos interlocuteurs avec des experts, de leur faire vivre une expérience et, dans tous les cas, de leur soumettre un sujet conforme à leur manière d’exploiter l’information. Notre calibrage tend à proposer un angle sur-mesure, au plus proche des attentes de l’auditoire du journaliste ou de l’influenceur.

Connaître l’individu-média

Ce qui semble évident avec les médias traditionnels, malgré la multiplication des supports, demande un effort plus important pour qualifier l’auditoire des influenceurs. L’objectif, pour nous, est de bien les connaître, qu’ils soient blogueurs, Instagrameurs, Youtubers… ou tout cela à la fois ! Cela nécessite d’étudier chaque profil, de comprendre ses centres d’intérêts, sa manière d’appréhender l’information, puis de lui proposer un contenu orienté, voire sur mesure.

Les Stories Instagram du WagonBar.
Les Stories Instagram du WagonBar.

Plus qu’à l’audience des influenceurs, nous sommes attentifs au taux d’engagement qu’ils suscitent. En effet, si le nombre de followers est important pour qualifier un profil d’influenceur, sa propension à interagir avec sa communauté l’est encore plus. Selon l’action à mener, la collaboration avec des micro-influenceurs peut s’avérer beaucoup plus impactante pour les marques.

Une étude* menée par l’agence HelloSociety montre que « les campagnes faisant appel aux micro-influenceurs ont un taux d’engagement 60% supérieur et poussent 6,7 fois plus les followers vers un comportement d’achat que les grands prescripteurs. »

La nécessité d’une contrepartie

Ce qui est nouveau dans la relation avec les influenceurs — en comparaison avec celle que nous avons avec les journalistes —, c’est qu’elle nécessite une contrepartie. Qu’elle soit financière ou sous forme d’échange marchandise, l’influenceur doit avoir un intérêt à partager une information avec sa communauté. Une fois que les bases de l’échange sont claires de part et d’autre, nous proposons donc un cadre de collaboration bien défini. Qu’est-ce que propose la marque et qu’attend-elle en échange ? Sans être trop directifs, il est important que nous clarifions les attentes en termes de nombre de prises de parole, ou de dispositif à mettre en place.

Le post de Laurine pour le WagonBar.
Le post de Laurine pour le WagonBar.

Les clés de l’earned média

A l’heure où chaque individu est devenu un média à part entière, l’earned média est la capacité pour les marques à générer de la visibilité spontanée via le bouche-à-oreille, les commentaires Facebook, les retweet, les forums publics ou encore les avis de consommateurs. Pour entrer dans ces flux de conversation, nous nous appuyons sur les influenceurs en leur proposant un contenu ad hoc, prêt à être relayé.

Normal Runner pour L'Appart Fitness.
Normal Runner pour L’Appart Fitness.

Pour accompagner également les journalistes dans ce mouvement, nous élaborons des outils presse qui proposent une information calibrée, de telle manière qu’elle puisse inciter au partage et ensuite instaurer la discussion. Les communiqués et dossiers de presse sont interactifs, donnent accès aux photos HD, à de la vidéo et à des contenus thématiques. Les informations apportent leur version tweetable ou partageable sur les réseaux sociaux.

Tout est dans la « R »elation

Qu’il s’agisse de Rp ou d’e-RP, ce qui reste au centre de la relation, c’est le lien que nous créons avec chaque interlocuteur. L’intelligence de la relation passe par la compréhension que l’on doit avoir des attentes de chacun. Elle nous permet ensuite de travailler nos arguments, ainsi que les différents angles de traitement de l’information. Le bon sens, l’écoute, l’intégration des contraintes et des attentes de chaque interlocuteur demeurent les fondamentaux d’une bonne stratégie de RP.

Reste à savoir si avec l’émergence des influenceurs virtuels comme Miquela ou Blawko22, premiers influenceurs designés par ordinateur, ces fondamentaux vont totalement changer… l’avenir nous le dira !

* Etude HelloSociety

par Anne - 0 Commentaires

Pionniers du brand content, c’est tout naturellement que nous avons répondu à l’invitation du premier salon All for content organisé les 13 et 14 février dernier à Paris. De la première journée de conférences très variées et très riches en exemples, j’ai choisi de retenir un certain nombre de questions partagées par les acteurs présents agences, marques et  prestataires de solutions.

Question création : et si la marque s’effaçait derrière d’autres créateurs de contenus ?

Dans une salle comble, la journée All for Content a débuté pour moi avec “Les tendances du brand content illustrées”, conférence animée par Daniel Bô.
Parmi les sept tendances présentées, trois ont retenu mon attention car elles ont en commun d’encourager les marques à susciter, organiser et mettre en valeur des contenus créés par d’autres.

  • Puiser dans le User-Generated Content (UGC)


80% des contenus sur Internet sont produits par les utilisateurs.

Tous les jours, plus de 1,8 milliard de photos ou vidéos sont mises en ligne sur les réseaux sociaux.

70% des utilisateurs Instagram répondent favorablement à une demande d’utilisation de leurs photos (AdWeek)


Citant les succès retentissants de Pharell Williams, avec son clip “Happy” ou encore la campagne de l’IPhone 6, Clémence Démerliac, fondatrice de la société AdAlong, encourage à puiser dans les production des utilisateurs, que celles-ci soient spontanées ou sollicitées par la marque.

Elle invite également à surveiller les utilisateurs hyper créatifs de la plateforme Musical.ly, une appli qui cartonne auprès des adolescents et des préadolescents (1).

Clémence Démerliac, fondatrice d’AdAlong
  • L’employee-generated content fait gagner de l’argent !

Qu’est-ce qui permet de toucher – gratuitement – une audience hyper qualifiée dans un univers BtoB ? Selon Sébastien Imbert de Microsoft France, la démarche d’employee-advocacy a fait ses preuves.

L’entreprise soutient l’amplification des contenus par les employés et a mis en place une communauté de 35 contributeurs : des employés issus des fonctions support comme des équipes commerciales.

Microsoft France a constaté la force de l’employee-advocacy lors du lancement du produit Microsoft Teams. En effet, les posts ont touché jusqu’à 4 millions de personnes de manière organique. D’après la société Smarp, les prospects gagnés grâce à cette approche ont 7 fois plus de chances de se transformer en clients.

  • “Chasser” les talents et faire collaborer les marques avec créateurs et influenceurs

L’activité Studio de Fubiz, web magazine d’inspiration et de tendances créatives, illustre la tendance artistique puisque le Studio veut être : le “lieu de connexion des talents et des marques”.

Là, on pourra rétorquer que c’est ce qu’ont toujours fait les agences en allant chercher les bons photographes, réalisateurs, scénaristes…  mais on n’a pas boudé notre plaisir devant les très beaux contenus créés sur Instagram pour Pantone !

Le brief donné aux artiste sélectionnés par Fubiz ? Réinterpréter la couleur de l’année Pantone, ici, l’Ultraviolet.

AllforContent_FubizxPantone
Pauline Raud de Fubiz

Question production : comment adopter une voix unique partout ?

Baptisé All for content, le salon aurait aussi bien pu s’appeler All IS content : tout est contenu.
En effet, d’une présentation sur le Digital Asset Management (gestion des documents de marque), à la vidéo, en passant par les fiches produits, être capable de produire une voix unique pour sa marque est apparue comme une question centrale.
Je regrette donc qu’on n’ait pas pu entendre l’équipe de Frichti nous en dire plus sur sa charte éditoriale et le ton développé à travers tous ses canaux (push mobile, emails, médias sociaux).

Question diffusion : où et comment capter l’attention de personnes bombardées de contenus ?

Pas une conférence n’a manqué d’évoquer la diminution de notre capacité d’attention et l’explosion des contenus. Afin de répondre à ces défis, dans la diffusion des contenus les marques devront donc viser :

  • la personnalisation : en proposant le bon contenu à la bonne personne grâce à l’enrichissement de la connaissance utilisateurs

Dans ce sens, j’ai beaucoup aimé la présentation d’Activecom sur les écosystèmes digitaux à l’heure du RGPD.

Pour la société d’emailing Activecom, le nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles est une formidable opportunité. C’est en effet l’occasion pour la marque d’entrer dans une relation nouvelle avec ses contacts : l’occasion de laisser les utilisateurs nous dire leurs centres d’intérêt, l’occasion de “profiler” plutôt que de “spammer”.

  • la prise en compte du contexte de diffusion

 “Content is king, distribution is queen, and context takes it all! ”

Beaucoup de conférenciers sont revenus sur cette notion importante : il faut prendre en compte les spécificités des plateformes et penser nos contenus toujours selon les formats natifs et les comportements propres aux différents médias sociaux.

Ainsi, The Metrics Factory critique sévèrement l’approche “complément de couverture” proposée par la plupart des agences médias. Déployer un spot télé à l’identique sur les réseaux sociaux et en web est peu efficace, car on n’accorde pas la même attention en mobilité et devant sa télévision; sur YouTube, on cherche un format plus immersif que sur Instagram, etc.

Un très bon exemple de prise en compte du contexte est la récente campagne de KenzoWorld, qui a transformé son film publicitaire en générateur de gifs(2) à partager sur Twitter. En effet, la marque a compris l’importance de la légèreté et de l’humour pour créer de la viralité sur Twitter. Au lieu de chercher à susciter des réactions du type “j’aime”, “j’aime pas” autour de son spot de pub (pourtant sans doute cher payé !), elle a choisi de laisser les Twittos briller et de parier sur la guerre pour la meilleure blague, si caractéristique du réseau au petit oiseau bleu. Bien joué Kenzo !

Anne Gibier

All For Content Jour 1 – Mon programme de conférences :

  • Les tendances du brand content illustrées, avec Fubiz (Pauline Raud), Microsoft (Sébastien Imbert), Studio Particulier (Guillaume Dassonville), Adalong  (Clémence Demerliac), Le Cherche Midi (Charles Lepeu)
  • Vidéos publicitaires sur les réseaux sociaux. Comment bien cibler et toucher son audience ? avec Firstage
  • Comment gérer et valoriser vos médias avec le Digital Asset Management ? avec Orphea
  • Bâtir un écosystème digital performant et conforme au RGPD, avec Activecom
  • Produire du contenu c’est bien, l’évaluer c’est mieux ! avec The Metrics Factory

Notes

(1) http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2017/11/10/32001-20171110ARTFIG00153-l-appli-phenomene-musically-rachetee-pour-800-millions-de-dollars.php

(2) Campagne #EffectueUnGif https://t.co/VS1gCtiB5U

par Anne - 0 Commentaires

Dans un précédent dossier consacré  à l’e-réputation, nous évoquions les nombreux bénéfices de la surveillance des messages autour de sa marque et de son activité sur les réseaux sociaux. Dans ce nouveau billet, nous parlons de modération et présentons nos conseils pour gérer et répondre aux commentaires.

Apprendre un certain lâcher-prise sur les réseaux sociaux

Continue reading « Community Management pour les PME et ETI : épisode 3 »

par Sarah Locqueville - 0 Commentaires

Le 8 février dernier, les Rencontres de la Vidéo Mobile ont rassemblé à Paris les créateurs de “smartvidéos”, oeuvrant dans le domaine du cinéma, de la communication publicitaire (#brandcontent et #brandjournalisme) et bien sûr du journalisme mobile* (#mojo). Qu’ils viennent de France, de Belgique ou d’ailleurs (on pense notamment au continent africain), les intervenants ont partagé leurs connaissances et leurs réflexions autour des possibilités grandissantes offertes par le smartphone, cet outil symbole de notre mobilité moderne. Retour sur quelques infos clés pour appréhender le futur de la #videomobile ces prochaines années.

Les chiffres donnent le vertige : la consommation de vidéo sur smartphone a bondi de +30% entre 2016 et 2017 et on estime qu’en 2020, la moitié des vidéos produites sera consommée sur smartphone ! Les InstaStories comptent 300 millions d’utilisateurs/jour, tout comme les statuts WhatsApp (versus 187 millions d’utilisateurs/jour pour Snapchat). Alors que la production de vidéos est minoritairement réalisée sur mobile, il s’agit d’aligner aujourd’hui le mode de production de vidéos sur la consommation de vidéos mobiles. Face à la production de contenus de masse (750 millions de personnes dans le monde produisent des contenus vidéos chaque jour), il est nécessaire pour les nouveaux médias comme pour les marques-médias de se spécialiser pour gagner la bataille de l’attention et de l’engagement – une attention qui décroît, on le sait aujourd’hui, à vitesse grand V au cours du visionnage d’une vidéo type de 1 minute (les 3 premières secondes étant décisives).

Vidéo mobile par l'agence Brainstorming.
Côté matériel, nombreux sont ceux qui optent pour un support de poing sur lequel viennent se greffer le téléphone mobile, l’éclairage (lumière LED), ainsi qu’un micro pour la prise de son.

Lentement mais sûrement, notre culture visuelle se met à intégrer les nouveaux codes de la vidéo mobile et des réseaux sociaux. Quelques exemples de créations cinématographiques récentes ou à venir prochainement, réalisées selon ces nouveaux codes visuels (format vertical, paroles sous-titrées…) :
• Détour de Michel Gondry,
• Unsane, le prochain long métrage de Steven Soderberg,
• mais aussi le clip Dreamers de Guillaume Cagniard & Virgile Texier pour Clément Froissart,
• ou encore la série Snapchat #PLS.

Le tournage à l’iPhone présente de nombreux intérêts dans la création de contenus vidéo, parmi lesquels : un matériel léger (donc peu intrusif/intimidant pour la personne filmée), simple, peu coûteux (compter 1000 euros pour un iPhone contre 4000 pour une caméra classique) et un temps de réalisation relativement court (5 jours tout compris par exemple pour le Made in Paris aux 225 000 vues). Avec, quand même, le prérequis de la formation nécessaire pour qui veut se lancer bien armé dans la production vidéo.

Story(telling) first ! C’est la morale que l’on retiendra de ces Rencontres de la Vidéo Mobile en termes de contenus vidéos. Autrement dit, la démarche éditoriale (qu’on pourrait aussi appeler l’identité éditoriale) et l’histoire que l’on va raconter priment sur la question du format et de sa longueur, comme le souligne Johan Hufnagel, cofondateur de Loopsider. C’est ainsi que des formats de 25 minutes peuvent faire une énorme audience sur Facebook et des formats de 1 minute faire un flop… Le format ne peut pas endosser la responsabilité du sens que l’on doit donner au contenu. L’originalité éditoriale se fait sur le choix des sujets et leur traitement. D’ailleurs “pour fidéliser une audience, il ne faut pas trop l’écouter. En tant que média, il faut défendre certains choix”, explique Johan Hufnagel.

Et côté annonceur ? Permettre aux collaborateurs de monter en compétences en matière de création de vidéo mobile : tel est l’enjeu pour 2018 affiché lors de ces Rencontres de la Vidéo Mobile par Médecins sans frontières, BNP Paribas, ou encore GRDF. Ainsi, à l’heure où la production de contenus est toujours plus intégrée chez l’annonceur (pour des questions de réactivité mais aussi de confidentialité) au sein, parfois, d’une “content factory” dédiée, la valeur ajoutée d’une agence de communication reste plus que jamais, en plus de l’identification des “bons” sujets, sa créativité et son savoir-faire en matière de storytelling.

Louise Charbonnier, Brand content manager — Agence Brainsorming

Besoin d’échanger autour de votre stratégie de contenus vidéos ? Contactez-nous par téléphone au 04 72 18 88 88 ou par mail : ssoares@brainstorming.fr

*Loopsider, AJ+, Explicite… les médias “à la Brut draguent les millenials.

par Anne - 0 Commentaires

Comment intégrer le Community Management aux stratégies de marques et de développement ? Quels objectifs se fixer ? Quel que soit leur secteur d’activité, ces questions reviennent systématiquement chez nos clients Entreprises de Taille Intermédiaire ou PME.
L’univers des médias sociaux est en perpétuelle évolution, on partage aujourd’hui les grands principes qui nous guident nos recommandations et notre accompagnement. Un peu solennel ? Certes mais comme le dit très bien Eric Lemaire, Directeur de la Communication d’AXA France : « Tout le monde a un avis sur la communication ! La solution ? Avoir des convictions ! »

Sur les réseaux sociaux, les marques sont plus invitées qu’en terrain conquis

Préférer l’évaluation de l’engagement au simple comptage de fans

En se connectant à sa page de marque, l’impression est grisante. Ils sont bien là les abonnés : on les compte, ils sont de plus en plus nombreux. On voit leur profil, leur âge, leur ville d’origine : ils nous paraissent acquis à jamais, captifs.

Pourtant, si chacun repense à ses propres habitudes en ligne, et en connaissant l’algorithme de Facebook* et des autres médias sociaux, on sait bien que cette impression est trompeuse.

Dans notre fil d’actualité, une marque n’est qu’une voix parmi beaucoup d’autres et une voix que l’on peut faire taire (en masquant, en signalant la publication ou en se désabonnant…). Elle a donc tout intérêt à nous dire, non seulement quelque chose qui va susciter notre curiosité, mais aussi quelque chose qui ne sera pas trop dissonant avec les autres contenus que nous consommons.

Comment s’assurer de la pertinence de son activité sur les réseaux sociaux ?

Notre engagement :

  • Nous mettons toujours en regard, dans nos analyses, le nombre d’abonnés et les interactions avec les messages publiés.
  • Nous sommes convaincus qu’il faut préférer des bons signes d’engagement ** à une « course aux fans » effrénée.

L’art de la conversation

Une transposition que nous aimons beaucoup utiliser en formation social media est celle de l’entreprise invitée d’une soirée. Quelle est la meilleure stratégie pour rester la bienvenue la prochaine fois : harceler tous les convives et ne pas arrêter de parler de soi ou se montrer ouvert et curieux des autres et du monde extérieur ?

Anne Gibier 

Les épisodes suivants : 

Épisode 2 : évaluer le terrain et cultiver son style

Épisode 3 : soigner sa défense

Pour aller plus loin :

http://www.wearecom.fr/2017/04/eric-lemaire-axa-directeur-communication-interview/r

https://www.editions-kawa.com/home/149-a-la-conquete-du-social-media-terra-incognita.html
http://www.blogdumoderateur.com/evolution-community-management-10-ans/

* Algorithme : méthode de calcul prenant en compte les comportements
** pourcentage de personnes qui ont interagi avec la publication parmi ceux qui ont vu la publication

© Olu Eletu

par Brainstorming - 1 Commentaires

En plus de donner des pistes aux entreprises pour innover, la veille en e-réputation permet d’améliorer son service client, grâce à l’écoute active de ses consommateurs et à l’utilisation des réseaux sociaux.  Eclairage avec Anne Gibier, Community Manager de l’agence Brainstorming.

 

Créer du contenu de support

Les clients interpellent souvent les marques via les réseaux sociaux. Les Community Managers sont donc en première ligne pour répondre à des questions parfois techniques. Pour leur permettre d’être réactifs, il faut repérer les problèmes récurrents et créer du contenu pouvant y répondre. « Tout ce qui fait gagner du temps aux utilisateurs : ça peut être des vidéos, des foires aux questions. On peut ainsi rediriger l’internaute directement vers une réponse adaptée. »

Si le problème ne peut pas être réglé par les Community Managers, ceux-ci pourront rediriger l’internaute vers les bonnes personnes. Cela permet aussi de désengorger les plateformes dédiées au service client qui doivent parfois répondre à des questions simples à des dizaines de clients différents.

 

Penser à Twitter

Depuis peu, Twitter offre de nouvelles fonctions pour faciliter le service après vente. Partant du constat que ce réseau social est souvent utilisé par les consommateurs pour interpeller les marques publiquement sur des questions de SAV, l’équipe de Twitter a mis en place de nouveaux boutons de conversation privée. « Ils permettent aux utilisateurs de Twitter d’envoyer des messages privés aux comptes d’entreprises sans qu’elles aient besoin de vous suivre », explique Anne Gibier. Les entreprises qui le souhaitent peuvent donc désormais accepter d’être contactées en privé par tous les utilisateurs de Twitter, ce qui n’était pas possible avant.

Transport for London Twitter

 

Il est aussi possible de configurer des réponses automatiques aux questions courantes grâce aux chatbots. Par exemple, une entreprise comme Amazon peut désormais communiquer à ses clients l’état de la livraison d’un colis grâce à un simple message privé Twitter contenant son numéro de suivi. Un fast food tel Pizza Hut peut programmer la prise des commandes. Ces réponses instantanées et pré-scénarisées en fonction des demandes classiques possibles permettent de désengorger les lignes pour des questions plus techniques et spécifiques.

Pizza Hut chatbot

 

KLM a su se démarquer avec son opération #HappyToHelp rendue possible grâce à la veille sur Twitter et à l’outil Radian6 (déjà abordé dans les précédents épisodes lien). Pour démontrer leur réactivité, les équipes de KLM ont recherché les tweets de voyageurs autour du monde afin de les épauler au mieux dans leur voyage et de répondre à leurs problèmes les plus insolites, quelle que soit la compagnie aérienne qu’ils avaient choisie pour voyager. Ils ont ainsi poussé cette logique d’aide proactive personnalisée jusqu’à aller récupérer à son domicile le passeport d’un voyageur distrait, réveiller une voyageuse par téléphone avant le grand départ ou emmener un retardataire en bateau jusqu’à l’aéroport afin d’éviter les bouchons. Tout cela grâce à un repérage précis des attentes des voyageurs via les médias sociaux. Résultat : plus de 36 millions d’impressions pour cette campagne reprise par tous les médias et des points d’image gagnés pour KLM.

Retrouvez la ici

© Rokas Niparavicius

Sarah Locqueville – Agence Brainstorming


E-reputation acte 1 : Désamorcez-moi cette crise que je ne saurais voir 

E-reputation acte 2 : Innover

E-réputation acte 3 : Identifier des ambassadeurs


De l’innovation au désamorçage d’une crise imminente, les retombées d’une veille en e-réputation sont tellement vastes qu’il faut les analyser une à une pour en saisir toute la teneur. Heureusement, Anne Gibier, experte en stratégie social media nous aide à y voir plus clair. 

Avec son aide, nous avons fragmenté notre analyse en 4 grands thèmes.

Pour rappel, Anne Gibier est Community Manager à l’agence Brainstorming. Elle pilote à l’agence toutes les problématiques de e-reputation pour nos clients. 

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Capitaliser sur les influenceurs est l’une des tendances marketing de l’année 2017, mais encore faut-il savoir dénicher ceux qui valoriseront les produits de l’entreprise. Entre Instagram, les blogs ou Youtube, difficile de trouver le média à analyser pour trouver l’ambassadeur idéal et capitaliser sur sa communauté. Décryptage de la stratégie à adopter avec Anne Gibier, Community Manager de l’agence Brainstorming.

Identifier les profils les plus actifs sur les réseaux sociaux

L’audit en e-réputation permet de centraliser toutes les sources de contenu mais surtout, il permet d’identifier nommément (ou pseudonymement…) les personnes nourrissant un fort intérêt pour la marque. Celles qui en parlent le plus et le mieux et qui seront les plus à même de partager leur expérience réelle des produits.

Grâce au community manager qui administre les pages sociales de ses clients, il est possible de détecter les profils actifs. « On peut savoir qui réagit aux messages sur les réseaux sociaux et identifier les plus engagés« , explique Anne Gibier.

Selon elle, les outils comme Mention, Radian6 ou Sindup sont idéaux pour gérer les gros volumes de messages. « Avec Sindup on peut visualiser qui a le plus cité un mot clef ou un hashtag. On peut aussi repérer si les discussions autour de la marque sont plutôt positives ou négatives et voir qui s’intéresse le plus à nos produits. »

Cette approche volumétrique qui permet un premier tri ne remplace pas l’œil expert du Community Manager qui doit qualifier la pertinence et le potentiel des ambassadeurs dont il faudra par la suite prendre soin.

Entretenir la relation influenceur

Pour valoriser ses influenceurs, ASOS a mis en place les « ASOS Insiders » : la marque a choisi des férus de style tous différents et aux looks bien pensés et les a missionnés pour publier sur Instagram leurs plus belles tenues (prêtées ou offertes par la marque). Les vêtements choisis sont disponibles à l’achat sur le site d’ASOS. Le but est de mettre en avant des influenceurs pour que les consommateurs s’identifient facilement et se projettent dans les vêtements grâce à une source d’inspiration de qualité.

ASOS all access

Les ambassadeurs peuvent être des influenceurs mais aussi des communautés fédérées, comme des groupes sur Facebook ou autres forums. Identifier ces communautés permet de mettre en place une stratégie de fidélisation, par exemple en récompensant les profils les plus actifs à la manière d’ASOS et de son programme #AccessAllAsos qui offre à ses fans les plus fervents un accès à des contenus exclusifs autour de la marque et qui les traite en « insiders ». Une manière de les distinguer, ce qui les motive à suivre activement la marque et à la recommander à leurs amis.

Les « trublions du goût » Michel et Augustin récompensent quant à eux leurs abonnés les plus actifs avec des réductions ou des invitations à la Bananeraie, les bureaux de l’entreprise où sont notamment testées les nouvelles recettes. Une manière de fédérer la « tribu » des fans de la marque.

Surveiller les contenus générés par ses utilisateurs

equipe henaff instagram

La veille en e-réputation permet enfin d’identifier les meilleurs contenus générés par les utilisateurs (User Generated Content en anglais) et de comprendre comment ceux-ci s’approprient les produits, l’utilisation qu’ils en font et les bénéfices qu’ils considèrent comme essentiels. Ces contenus peuvent ensuite être exploités pour promouvoir l’entreprise, comme le fait la marque Henaff sur Instagram ou comme l’a illustré la marque américaine de snaking Emerald qui a utilisé un avis laissé par un client sur Amazon comme slogan de campagne.

EMERALD NUTS 1

EMERALD NUTS 2

C’est aussi ce que fait l’agence Brainstorming pour l’entreprise Maison Veyret en compilant les avis positifs, notamment via Facebook, et en remerciant les fans les plus actifs avec de petites attentions. « Tout comme Maison Veyret suit ses clients de A à Z, du premier rendez-vous au showroom à la pause. Sur les réseaux sociaux, les clients reçoivent des petites attentions lorsqu’ils nous recommandent. C’est de la bienveillance et ça favorise le bouche-à-oreille positif. »

© Alessio Lin

Sarah Locqueville – Planning stratégique – Agence Brainstorming


E-reputation acte 1 : Désamorcez-moi cette crise que je ne saurais voir 

E-reputation acte 2 : Innover

E-réputation acte 4 : Améliorer le service client


De l’innovation au désamorçage d’une crise imminente, les retombées d’une veille en e-réputation sont tellement vastes qu’il faut les analyser une à une pour en saisir toute la teneur. Heureusement, Anne Gibier, experte en stratégie social media nous aide à y voir plus clair. 

Avec son aide, nous avons fragmenté notre analyse en 4 grands thèmes.

Pour rappel, Anne Gibier est Community Manager à l’agence Brainstorming. Elle pilote à l’agence toutes les problématiques de e-reputation pour nos clients. 

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Dégager des insights

Surveiller la réputation, c’est analyser TOUT ce qui se dit sur une marque, son marché et ses concurrents. Un maillage précis permet de mettre au jour les failles dans l’utilisation du produit : ce qui manque aux consommateurs côté expérience client ou ce qui émerge en terme d’innovation sur un marché identifié. L’audit d’e-réputation permet donc de dégager des insights percutants et d’y répondre pour coller au mieux aux attentes des consommateurs et creuser l’écart avec ses concurrents. C’est un focus groupe quasi permanent et en temps réel dont il ne faut pas se priver.

« Se servir de la veille en e-réputation pour innover est une approche intéressante car les témoignages et remarques des clients sont très spontanés« , explique Anne Gibier, Community Manager à l’agence Brainstorming. « Ça peut aller de paire avec une étude qualitative ou quantitative, beaucoup plus formelle. »

L’équipe de Fitbit peut par exemple se servir des remarques d’utilisateurs sur Twitter pour améliorer ses produits. Les utilisateurs discutent en permanence de leur expérience, une mine d’informations sur laquelle il faut capitaliser comme le souligne Anne. « C’est très important de regarder les conseils que les gens échangent sur les réseaux sociaux. Comment ils détournent les produits et leur usage. Il faut surveiller les forums et les groupes de conversation comme Reddit ou Quora qui vient d’arriver en France. »

Etre réactif face à la demande

Chaim Pikarski est l’exemple extrême de ce que l’on peut faire grâce à l’intelligence collective. Le site de Fast Company rapporte qu’il a créé des milliers d’objets avec son entreprise en se basant sur les avis laissés sur Amazon. Lorsqu’un des membres de son équipe repère un commentaire disant « dommage que cette enceinte ne soit pas rechargeable« , tous s’attachent à créer une enceinte répondant au besoin repéré. La petite entreprise produit des objets en fonction de la demande, et veille à avoir une longueur d’avance sur ses concurrents, grâce aux avis qu’ils dissèquent et scrutent en permanence.

La chaîne originale et les modifications apportées
La chaîne originale et les modifications apportées

Pour tempérer, Anne souligne que chaque avis client ne peut pas donner lieu à une innovation, mais qu’il faut s’en imprégner. « Chaim pousse la pratique à l’extrême, tel un savant fou. Il faut être à l’écoute et savoir être réactif quand une remarque revient souvent à propos des produits.« . D’où l’importance de qualifier et hiérarchiser les critères à suivre pour innover.

Qualifier et hiérarchiser les critères à suivre

Le travail du Community Manager consiste aussi à mettre en avant les remarques les plus pertinentes ou celles qui reviennent souvent. « On qualifie et on classe les critères à observer« , explique Anne. « Par exemple, les occurrences sur le design d’un produit ou sur son fonctionnement. Plus un thème revient, plus il est important. On quantifie ces occurrences et on les hiérarchise, ce qui peut permettre d’apporter les innovation les plus pertinentes. »

Pour L’Appart fitness, une veille active de l’agence Brainstorming a permis d’identifier une tendance forte du secteur fitness : les programmes sportifs détaillant chaque séance sur plusieurs mois. La réaction a été immédiate : doter le club de son propre programme de qualité. Grâce à une collaboration étroite avec les coachs de L’Appart, le programme « Bientôt l’été » a été réalisé et offert à tous les adhérents du club. La veille en e-réputation se rapproche en cela de la veille stratégique, car aujourd’hui chaque consommateur s’exprime sur les réseaux sociaux. Des remarques qu’il faut savoir prendre en compte pour innover.

© Andy Kelly

Sarah Locqueville – Planning stratégique – Agence Brainstorming


E-reputation acte 1 : Désamorcez-moi cette crise que je ne saurais voir 

E-réputation acte 3 : Identifier des ambassadeurs 

E-réputation acte 4 : Améliorer le service client


De l’innovation au désamorçage d’une crise imminente, les retombées d’une veille en e-réputation sont tellement vastes qu’il faut les analyser une à une pour en saisir toute la teneur. Heureusement, Anne Gibier, experte en stratégie social media nous aide à y voir plus clair. 

Avec son aide, nous avons fragmenté notre analyse en 4 grands thèmes.

Pour rappel, Anne Gibier est Community Manager à l’agence Brainstorming. Elle pilote à l’agence toutes les problématiques de e-reputation pour nos clients. 

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Comprendre ses consommateurs

88% des consommateurs déclarent regarder les avis des internautes avant d’acheter et 96% être influencés par l’e-réputation de la marque lors de l’achat selon une étude Ifop et ce, quelle que soit la taille de l’entreprise. Il est donc indispensable de surveiller ce qui se dit sur le web, ne serait-ce que pour s’assurer que les avis sont positifs. Et s’ils sont négatifs, l’audit en e-réputation permet d’identifier les signaux annonciateurs d’une crise et de la désamorcer.

La surveillance en temps réel des mentions du nom de sa marque grâce à des outils comme Radian6, SindUp ou Mention permet de capter des signaux faibles et d’agir avant qu’il ne soit trop tard. C’est ensuite le rôle du Community Manager d’évaluer le risque pour l’entreprise et de conseiller sur l’attitude à adopter. « On doit évaluer le potentiel de viralité des messages postés sur l’entreprise, et réagir en conséquence« , souligne Anne Gibier.

BD Pénélope

Lien de la BD complète

 

Mettre en place une Social Room

Pour savoir tout ce que l’on dit de sa marque sur internet et les réseaux sociaux tout en ayant une analyse des tendances sociales et digitales en continu, il est possible de mettre en place une Social Room. Cette « pièce sociale » souvent remplie d’écrans est entièrement dédiée au social média et a pour vocation de centraliser la veille pour décupler ses effets au service de l’image de marque. Elle permet aussi de mieux cerner ses consommateurs en analysant des mots clefs stratégiques pour l’entreprise. La Social Room est donc l’outil ultime pour identifier tout départ de crise, dès ses prémices.

« Souvent, lorsque les marques s’intéressent à leur e-réputation, il est déjà trop tard et les dégâts sont installés« , prévient Anne Gibier. « Il faut d’une part préparer la détection des signaux et d’autre part avoir défini en amont un circuit de validation pour traiter la crise« .

Lors de l’accident de Brétigny-sur-Orge (Essonne) en 2013, la gestion de la crise par la SNCF a été un bon exemple du fonctionnement d’une telle cellule. Celle-ci a permis de détecter la diffusion sur Twitter des images du drame dès les premières minutes suivant l’accident. L’analyse des réactions suscitées et la mise en exergue des attentes des citoyens ont donné l’orientation de la stratégie de communication de Guillaume Pépy, directeur de la SNCF. Il fut alors décidé d’assumer la responsabilité du groupe, de se mobiliser et de se montrer disponible. En conséquence, un numéro vert a été mis en place pour les familles des passagers et le compte Twitter du service presse de la SNCF (@SNCF_infopresse) a multiplier les messages.

Lien du post entier sur la SNCF

 

Adapter la démarche selon la taille de l’entreprise

Heureusement, nul besoin de s’appeler SNCF, Orange ou Mastercard pour avoir sa « Social Room » et anticiper la crise. « Pour les petites entreprises, la Social Room peut se limiter à un Community Manager, à une liste de diffusion et à une liste de personnes prêtes à se mobiliser et à répondre à la communauté en cas de problème, selon la stratégie mise en place dans l’entreprise« , explique Anne Gibier. « Les crises mineures permettent de roder son organisation pour que, le jour où un problème plus grave arrive, chacun sache comment réagir et qu’il n’y ait pas de perte de temps ni de perte d’informations« .

En accompagnement de son client Kidde, fournisseur de matériel anti-incendie, l’agence Brainstorming a ainsi mis en place de la veille en e-réputation. Celle-ci a permis d’identifier une plainte récurrente des consommateurs : la survenance d’alarmes intempestives. Plus qu’à un problème technique, ces alarmes peuvent être imputées à une mauvaise installation du DAAF ou à un manque d’entretien. La parade ? Un contenu spécifique à destination des consommateurs, afin de combler ce manque d’informations sur l’utilisation et l’entretien des détecteurs de fumée. Anne résume les atouts d’une telle démarche : « Grâce à cette vidéo et à son message pédagogique, de nombreux utilisateurs ont compris le message et le partagent aujourd’hui à la communauté, sans que nous ayons à intervenir« .

 

Sarah Locqueville – Planning stratégique – Agence Brainstorming

©Kristopher Roller


E-reputation acte 2 : Innover

E-réputation acte 3 : Identifier des ambassadeurs

E-réputation acte 4 : Améliorer le service client


De l’innovation au désamorçage d’une crise imminente, les retombées d’une veille en e-réputation sont tellement vastes qu’il faut les analyser une à une pour en saisir toute la teneur. Heureusement, Anne Gibier, experte en stratégie social media nous aide à y voir plus clair. 

Avec son aide, nous avons fragmenté notre analyse en 4 grands thèmes.

Pour rappel, Anne Gibier est Community Manager à l’agence Brainstorming. Elle pilote à l’agence toutes les problématiques de e-reputation pour nos clients. 

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Petit résumé augmenté des réflexions d’Amélie Boucher sur l’Internet prêt-à-porter…

 

Les UI kits ou le chant des sirènes

Les malkers sont tombés sous le charme d’Amélie Boucher, auteur des livres Expérience utilisateur mobile, Ergonomie web illustrée et Ergonomie web, pour des sites web efficaces, speaker précise et spontanée dont l’une des dernières conférences était dédiée aux sirènes de l’Internet prêt-à-porter. En ligne de mire : les UI kits disponibles sur Internet, qui sont censés fournir des interfaces utilisateurs prêtes à l’emploi. Avec, en creux de ses réflexions sur l’Internet prêt-à-porter, quelques règles d’or à suivre en matière de créativité. On adore !

UI kit

Exemple d’UI kit disponible sur Internet 

L’expérience utilisateur (UX) ne se réduit pas à l’interface utilisateur (UI)

Pour commencer, rien ne vaut le schéma de LunaWeb qui nous explique la différence entre UI, interface utilisateur donc, et UX pour User Experience (en français, expérience utilisateur).

ux ui experience utilisateur
crédit image : LunaWeb

Ce qu’on remarquera d’intéressant dans ce schéma, c’est, comme le dit d’ailleurs Amélie dans son exposé, qu’une réponse de design peut être liée au contenu. On voit combien une réflexion globale orientée utilisateur englobe à la fois le “fond” et la “forme” dans un même élan signifiant. Avec en trame de fond une réflexion stratégique : l’agence de contenus idéale ne peut faire l’économie d’une conception centrée, dans les faits c’est-à-dire dans les process, sur l’utilisateur. Bref, l’UX serait-elle l’avenir des agences de contenus ?

 

UX PRINCIPLE 1 : BE YOUNIQUE

UX matters ! Parce que vos utilisateurs le valent bien

À l’occasion de son talk, Amélie part du constat que peut faire l’internaute lorsqu’il navigue d’un site web à un autre, déplorant une homogénéisation des interfaces, un lissage des expériences. Une raison originelle à cela : “le syndrome du design comme non-sujet” autrement dit la question de l’expérience utilisateur, et donc de l’interface utilisateur, est évacuée face à la contrainte maîtresse temps/argent qui gouverne bien souvent chaque nouveau projet. Il faut aller vite, veiller à la qualité du livrable par rapport au budget alloué et non par rapport à l’expérience qu’en feront in fine les utilisateurs. Alors que bon… ce sont eux qui achètent le produit ou le service pour lequel est créé ce site Internet. Ne pas prendre en compte l’utilisateur dans la conception du site web qui lui est dédié c’est un peu comme acheter un pantalon à son fils de 4 ans sans lui faire essayer : on pense gagner du temps (les parents comprendront) alors qu’on risque de devoir passer des heures à le convaincre, une fois rentré à la maison, que non ce pantalon n’est pas trop petit (“comment ça trop petit ? attends ils ont prévu une ceinture ajustable là tu vois c’est mieux comme ça non ? ah heureusement qu’ils ont pensé à tout” #userexperience, donc).

Le mimétisme nuit à la différenciation. Et vice versa

Bref comme le design a tendance à être un non sujet, et que de toute façon on n’a pas le temps de s’y pencher, on se tourne vers des sites qui proposent des templates magnifiques et pas cher : des UI kits. Ce sont eux qui donnent un air de famille commun à la plupart des sites qu’on visite en tant qu’internaute. Ou alors on s’inspire, parfois jusqu’à la limite du plagiat, par ce qu’on voit autour de soi et on va faire un site “à la AirBnb, à la Tinder” sans que ce phénomène d’imitation ne questionne personne. On va faire comme eux “puisque ça marche” ! Pour Amélie, cette tendance à produire des clones est favorisée par la culture du résultat dominante. Là où la première agence à avoir mis en scène sur son site un décompte des cafés bus par l’équipe a fait sourire, les suiveurs se sont engouffrés dans la brèche jusqu’à donner la nausée à l’internaute.

Tailored UI : une interface utilisateur sur mesure

Amélie Boucher souligne un point intéressant : “plus le template de l’UI kit est spécialisé, pire c’est et plus les options du modèle sont étendues, pire c’est car on a l’impression d’avoir le choix et on se focalise sur ce choix au lieu d’envisager d’autres possibilités qui correspondraient davantage à notre cas particulier”. Il s’agit de ne pas se contenter d’un standard minimum acceptable mais de concevoir l’interface utilisateur qui vous ira comme un gant. Ou, pour reprendre avec Amélie l’expression de Jessica Hische, “what’s correct is not always right”. L’enjeu est donc de faire un design de qualité, sur mesure, tout en intégrant les problématiques de conversion d’un site e-commerce le cas échéant. Parce que votre site web et la façon dont vous l’avez conçu révèlent qui vous êtes. Votre site et son expérience utilisateur doivent non seulement être plus qualitatifs mais aussi “plus vous” !

L’UX et l’UI pour plus de cohérence et de convergence

Le risque d’avoir recours à un UI kit au détriment d’une conception ad hoc et personnalisée ? Un manque de convergence criant qui vient rompre le discours de la marque et déconstruire son identité. Amélie déplore par exemple l’écart d’expérience de marque entre d’une part les boutiques Diptyque qui, autour des produits, construisent un univers riche en références poétiques et d’autre part le site web Diptyque qui ne met en avant que les produits. À l’opposé de cas d’école se situe le bon élève Buly dont le site web reflète la boutique IRL et donne aussi ce supplément d’âme qui va transporter le public dans l’univers de la marque.

 

UX PRINCIPLE 2 : MEANING & CONTENT FIRST

Une fois écartée la fausse solution des UI kits, reste à mettre les mains dans le cambouis : chercher pour apporter du sens, se poser les bonnes questions (pour Amélie, “le rôle du designer c’est d’être dans l’attention au détail”), se plonger dans le sujet, s’en imprégner, segmenter les besoins des utilisateurs, révéler ce qui sommeille et réfléchir à ce qui doit être minoré. De cette quête de sens découle l’édiction de « design principles », précis et signifiants – non pas des affirmations creuses comme « le site doit être moderne, engageant, amusant »…

 

UX PRINCIPLE 3 : DO, DON’T…

 

DO

L’UX et la méthode des personas

Dans cette quête de sens centrée sur l’utilisateur, comment le process peut-il aider ? Pour comprendre et se mettre dans la peau de l’utilisateur, Amélie recommande la méthode des personas, théorisée par Alan Cooper – petite explication par WeLoveUsers : “un persona est un archétype représentant un groupe de personnes dont les comportements, motivations et buts sont proches. Les personas sont utilisés en Design, Ergonomie, Marketing, Informatique, etc. pour permettre au(x) concepteur(s) de déterminer ce que le produit ou service doit faire et comment il devrait fonctionner.”

L’UX et la carte d’empathie

Carte empathie mieux connaître ses clients

 

« La carte d’empathie prépare à (des) solutions de design inattendues car elle fait adopter d’autres points de vue », explique Amélie en citant l’ouvrage de Benoît Drouillat, Le Design interactif, du webdesign aux objets connectés.

Amélie recommande aussi certains principes de bon sens qui sont pourtant rarement mis en oeuvre avec patience et conviction : observer, écouter, questionner, analyser. Avec le droit de faire des hypothèses ! Il faut partir de rien, sans avoir peur de la page blanche, seul gage de créativité, et fonctionner par essais-erreurs c’est-à-dire par itération.

 

DON’T

Creativity killer n°1 : la stratégie contre-productive du benchmark

Bien connu en agence de communication où il reste un incontournable dans la quête du Saint Graal créatif, le benchmark a pourtant des effets pervers qu’analyse Amélie. En effet, tout ce qui passe par notre cerveau structure notre pensée, et ce, crescendo en fonction du temps d’exposition. En gros, plus on regarde des exemples, et a fortiori des exemples réussis, plus on peut avoir tendance à faire pareil : “attention à la copie bête qui ne vous correspond pas” prévient Amélie. Elle recommande donc de ne pas commencer la phase créative (donc de réflexion) par un benchmark. Une recommandation qui sonne juste à nos oreilles : il faut toujours s’accorder un temps à blanc, car vous avez suffisamment de connaissances en stock pour en faire quelque chose de créatif. Personne n’est vierge de connaissances, même si, forcément, plus on en a, plus on peut les associer pour créer de nouvelles idées. D’une certaine façon, en termes de créativité, commencer par un benchmark c’est souvent reculer pour mieux sauter, et en fait pour moins bien sauter !

Creativity killer n°2 : la stratégie contre-productive du brainstorming

Il faut dire que les malkers sont définitivement tombés sous le charme d’Amélie lorsqu’elle a abordé les effets pervers du brainstorming s’il est mal utilisé. On ne peut pas d’emblée avoir des idées créatives collectivement : il vaut mieux réfléchir chacun dans son coin et ensuite partager. Car pour avoir des idées, il faut sortir de sa zone de confort, de la zone de confort collectif, et les meilleures idées ne viennent pas devant un ordinateur : elles viennent dans les moments “blancs”, dans ces instants précieux de réflexion solitaire : en voiture, la nuit, sous la douche, et, oui oui, dans les toilettes… !


Louise Charbonnier
Brand Content Manager – Agence Brainstorming
Sémiologue de formation, c’est avec un doctorat en poche que Louise a commencé à explorer en 2010, les mille et un frissons du saut créatif. Chez Brainstorming, elle met les pieds dans le plat du brand content, avec un objectif : concevoir et réaliser les contenus qui incarnent le mieux la promesse des marques.

© Karina Carvalho

LE SUJET VOUS INTÉRESSE ?

> sur ÉCRAN

L’UX sur le gâteau
Le blog de LunaWeb
Le site Jessica Hische
WeLoveUsers
Une foultitude d’outils comme les UXcards sur UXmind et UXmag

> sur PAPIER

Alan Cooper, The inmates are running the asylum
Steve Krug, Don’t make me think
Benoît Drouillat, Le Design interactif, du webdesign aux objets connectés
Kyna Leske, On the storm of creativity

par Brainstorming - 1 Commentaires

51% des consommateurs affirment être attirés par les vidéos de marques soutenant une cause en laquelle ils croient selon la récente étude d’Accenture Interactive. Si certaines marques affichent leur combat (féministe) comme Always, d’autres choisissent de rassembler autour de valeurs humanistes universelles à la manière de McDonald’s et de son célèbre « Venez comme vous êtes ». Quelles convictions portent les marques ? Comment les revendiquent-elles ? Tour d’horizon de ces prises de position, plus ou moins acrobatiques.

Les marques équilibristes : ancrées dans un monde en mouvement

Comme nous l’évoquions dans un précédent billet la publicité s’inspire de plus en plus du quotidien des « vrais gens » pour s’inscrire dans le réel.  Mais c’est lorsque les marques se dévoilent et s’engagent concrètement pour défendre des valeurs humanistes fortes que cette posture prend tout son sens. En nous exhortant à « oser être nous-mêmes » ou à « Venir comme nous sommes », elles portent un discours de liberté, font appel à nos convictions les plus profondes et s’ouvrent sur une société qu’elles subliment à travers la publicité. Cet engagement est, pour certaines grandes marques internationales, un exercice d’équilibre : présentes partout dans le monde, elles ont besoin de s’accrocher à des valeurs universelles pour parler au plus grand nombre. Leur discours, souvent sur le fil des poncifs de la bienveillance, leur permet de s’ancrer dans un monde en mouvement. Du fait de leur stature et leur portée, elles peuvent s’engager — à la manière d’une personnalité publique ou politique. Le soutien ou la lutte qu’elles mènent pour les valeurs universelles les rend plus humaines, plus proches, presque vivante, comme incarnées dans un combat partagé. Cette prise de parole équilibrée est sans risque, tout en permettant de réussir de jolies campagnes de storytelling alimentant le conversationnel.

Les dernières campagnes d’Ikea racontent ainsi des tranches de vie plus qu’elles ne mettent en avant les produits de la marque, placés comme éléments de la scène. Une manière pour Ikea d’affirmer sa personnalité et d’afficher clairement ses valeurs et sa place dans le monde actuel.

Avec « Dites-le en cuisinant », Ikea met en scène de manière humoristique les formes variées de la famille moderne. On y voit un jeune garçon tirer profit de la séparation de ses parents pour obtenir de leur part des plats savoureux.

Avec sa campagne « #LoveyourImperfections« , Meetic permet à monsieur et madame tout le monde de s’identifier aux personnages maladroits et donne envie d’assumer, d’aimer (et même de remercier !) ses imperfections. C’est aussi l’un des premiers annonceurs a avoir mis en scène un couple lesbien au milieu de couples mixtes, une manière de balayer le tabou de l’homosexualité et d’en faire un fait de société normal et accepté.

Les marques cascadeuses : revendiquant un acte politique

Les marques mondialisées affirment leurs valeurs d’ouverture et de tolérance, et pour certaines, vont même jusqu’à braver leurs propres gouvernements quand elles l’estiment nécessaire. Durant le Super Bowl, les publicités s’élevant contre le décret anti-immigration de Trump se sont enchaînées. La plateforme de réservation d’hébergement Airbnb a ainsi choisi de prôner la tolérance et l’ouverture à toutes les ethnies et religions.

84Lumber, spécialiste américain des matériaux de construction, a lui porté au petit écran le parcours chaotique d’une mère et de sa fille tentant de franchir une frontière derrière laquelle l’avenir semble possible. Face à un mur infranchissable rappelant le mur que Donald Trump veut construire à la frontière mexicaine, les deux héroïnes trouvent finalement une porte et entrent sur le territoire. Le spot se conclut par le claim  « La volonté de réussir est toujours la bienvenue ici ».

Autre affront au décret anti-immigration : la prise de positon d’Howard Schultz, CEO de Starbuck et sa promesse d’embaucher 10 000 réfugiés dans le monde entier. Au-delà de la puissance du geste, c’est un fabuleux coup publicitaire pour Starbuck en termes de retombées médiatiques. L’annonce a fait le tour du monde et des colonnes des plus grands quotidiens permettant à la marque de se forger une bonne image auprès des anti-Trump (de plus en plus nombreux).

 

Des marques « politiques » donc, et dans une certaine manière actrices du combat pour les droits civiques et la tolérance. Un combat commencé par Coca-cola en 1971, réinventé de manière radicale par Toscani dans les années 90 et aujourd’hui poursuivi par les marques notamment américaines dans un contexte propice à une prise de parole politique.

Les marques en lutte : l’art du coup de pied dans la fourmilière

Pour bousculer l’ordre établi, tout part souvent d’un insight efficace, comme l’illustre le « Venez comme vous êtes » de McDonald’s qui cherche à faire écho aux nouvelles tendances sociétales. McDonald’s porte ainsi un regard bienveillant et empathique sur l’homosexualité dès 2010. La chaîne de restauration rapide allant même jusqu’à se placer comme confident en lançant un « Venez comme vous êtes » à un jeune homosexuel n’ayant visiblement pas encore fait son coming-out devant sa famille.

La dernière campagne de la marque d’électronique norvégienne Elkjøp raconte quant à elle le Noël d’un adolescent transgenre en quête d’affirmation et d’identité au sein de sa famille. Le spot intitulé « The Teen » s’attarde un temps sur le malaise de l’ado au moment de l’échange des présents, puis son père s’avance pour lui offrir son cadeau. La gêne est palpable. L’adolescent ouvre le cadeau et découvre un fer à lisser. Une manière pour le père de signifier qu’il connait et accepte les choix de son fils. La signature « A gift can say it all » (« Un cadeau vaut mille mots ») vient clore le spot et asseoir les valeurs de tolérance de la marque norvégienne.

La bière chinoise Harbin Beer s’est prononcée pour le rapprochement des peuples avec sa campagne « Hapiness Withour Borders » (ou « Bonheur Sans Frontière ») sortie en 2016.  La marque a ainsi organisé une série de tournois sportifs entre la Chine et chacun des 14 pays avec lesquels elle partage une frontière. Des matchs amicaux de foot, de baskets mais aussi des courses de vélo ou de rameur ont ainsi eu lieu durant 30 jours afin d’encourager la rencontre de ces peuples, si proches mais à la fois tellement éloignés par des frontières séparatrices et des clichés à la dent dure. Chinois, Russes ou Birmans se sont donc réunis autour de deux plaisirs universels : le sport et la bière.

Le mastodonte YouTube a choisi de mettre en avant la diversité de ses utilisateurs et leur rapport à la musique. Dans une série de cinq spots diffusés sur le web, YouTube montre l’importance de la musique dans l’affirmation de soi. On peut ainsi voir une jeune étudiante voilée sortir de classe et commencer à rapper en anglais sur la musique qu’elle écoute, symbolisant son intégration à la culture américaine et la tolérance des ses camarades pour la religion qu’elle affiche. La signature « It’s not just what we listen to. It’s who we are » (Ce n’est pas seulement ce que l’on écoute. C’est ce que l’on est. ») vient confirmer ce lien puissant entre la personnalité et la musique. Une manière de dire que la musique fait partie de nous et d’ancrer YouTube dans cette réalité, comme une évidence.

Nul besoin de s’appeler Starbuck’s, McDonald’s ou Youtube pour s’engager et faire bouger les lignes. La PME CCLD Recrutement, dont le siège est à Lyon, le prouve tous les jours. Son combat ? Aller au-delà des apparences, des préjugés, des stéréotypes ou de toutes formes de discrimination, afin de sélectionner les meilleurs profils et de laisser s’exprimer les talents venus de tous horizons. Son engagement s’exprime globalement : un état d’esprit d’entreprise, porté par des collabor’acteurs, des partenariats avec le monde associatif, universitaire et entrepreneurial…CCLD a fait de son engagement un axe fort de sa réussite, labellisée « Pépite Grand Lyon » en 2016.

Alors petite, grande ou moyenne entreprise, prête à prendre position ?

 

Louise Charbonnier et Sarah Locqueville – Agence Brainstorming

© Tim Marshall

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Depuis 3 ans, Airbnb organise Airbnb Open, un évènement intense rassemblant pop stars et hôtes du monde entier pour 3 jours d’échanges, d’ateliers et de rencontres. L’édition 2016 a eu lieu en novembre à Los Angeles. Tadaaaaaaaa ! La plateforme a dévoilé Airbnbmag, son magazine d’un nouveau genre, édité en partenariat avec le géant américain de la presse et des médias Hearst.

100% des articles « issus » des hôtes

Qu’une marque « digital first » se risque à produire un outil aussi vintage qu’un magazine de marque peut sembler étonnant. Airbnb s’inscrit pourtant dans les tendances les plus fraîches du Content Marketing. Et oui, en 2017, certains spécialistes nous annoncent un grand retour du print.

Pour autant, Airbnbmag est-il un magazine de marque traditionnel ? Joanna Coles, chief Content officer chez Hearst, a dévoilé ce qui le rend différent des habituels consumer magazine :  l’intégralité du contenu des 32 pages a été sourcé auprès des hôtes et voyageurs utilisant régulièrement la plateforme Airbnb. Inventons pour cela, soyons fous, le terme de « HCG » : « Host Generated Content ».

Ce consumer magazine gratuit sera, semble t-il, presque entièrement financé par Airbnb : seuls 3 annonceurs, Delta Airlines, le film Lalaland et American Express — par ailleurs partenaires de Airbnb Open 2017—, disposeraient d’un emplacement publicitaire.

Le conditionnel est de mise, car en dehors de la couverture du premier numéro que plusieurs participants ont twitté pendant la conférence… nous n’avons malheureusement rien vu des pages intérieures.

« Un bon magazine est un voyage en soi »

Selon Joanna Coles, Airbnbmag a été conçu pour « qu’il soit sur chaque table de salon, sur chaque table de nuit, pour qu’il vous accompagne lors de vos voyages en avion. Pour vous inspirer, vous connecter, vous transformer (…). Un bon magazine est un voyage en soi, un voyage en découverte. Vous tournez la page et vous trouvez quelque chose de magique que vous n’attendiez pas, et qui vous transforme ».

Tiens tiens… Cette — noble — ambition nous rappelle celle que nous avons eu à l’agence, lorsque nous avons conçu la ligne éditoriale de Fly’On, le magazine Aéroports de Lyon. Le numéro Printemps 2017 va bientôt être gratuitement distribué dans les terminaux et boutiques de Saint-Exupéry ainsi que dans les boutiques, hôtels, lieux de beauté de la métropole lyonnaise.

Une du Fly’On 32 printemps 2017 / Aéroports de Lyon / crédit photo couverture : ALEXANDER NEUMANN, MADAME FIGARO

Bon voyage de lecture !

Raphaële Blot – Agence Brainstorming

Sources :

http://www.adweek.com/brand-marketing/hearsts-joanna-coles-has-partnered-airbnb-new-magazine-venture-174728/
https://skift.com/2016/11/20/airbnbs-new-magazine-and-the-evolution-of-old-school-content-marketing/
http://www.marketingdive.com/news/airbnb-launches-a-print-magazine/430834/
https://www.forbes.com/sites/adamfaze/2016/11/22/airbnb-continues-push-into-entertainment-with-airbnb-open/#52c3a89a40af

© Aravind Kumar

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Lisez cet article en écoutant Tu mens – Balladur sur Soundcloud

Les vrais gens

Vous l’avez sans doute remarqué : en 2017, les mannequins au corps parfait et au sourire bright ne sont plus incontournables pour vendre. Les médias sociaux nous ayant accoutumé à une forme de sincérité non trafiquée, les marques et les artistes sont de plus en plus nombreuses à l’utiliser pour retrouver une forme de légitimité. Finis les clichés : à l’ère du marketing conversationnel, les marques doivent se montrer humaines et parler vrai pour se faire entendre.

People are the media

Avec le mobile first* et les réseaux sociaux, chacun d’entre nous est un média en puissance, produisant et consommant des contenus quotidiennement. Des contenus faits PAR et POUR les « vrais » gens, à partir de leur expérience quotidienne. Ce flow, brut, reflète les bonheurs, les malheurs et l’infra-ordinaire de tout un chacun.

Difficile d’attendre désormais que ces utilisateurs, qui revendiquent la valeur de leur réalité et de leur univers, adhèrent au discours souvent convenu des annonceurs et à l’image stéréotypée de la société (occidentalo-centrée) véhiculée par la publicité. Ils veulent des marques à leur image, à leur écoute, accessibles. Belle opportunité pour les publicitaires si l’on considère que les contenus générés par les utilisateurs (UGC) sont 35% mieux mémorisés et 50% plus crédibles que les autres médias, selon une étude Crowdtap.

Pour promouvoir la qualité de l’appareil photo de ses iPhones, Apple a ainsi lancé dès 2015 la campagne « Shot with iPhone » qui reprend les meilleures photos réalisées par ses utilisateurs autour du monde. Une façon d’apporter une preuve concrète de la performance de ses appareils et d’engager davantage ses fans en les récompensant par une mise en valeur de leur travail (campagne ‘internationale multi-supports). En mars 2017, Apple a lancé une nouvelle série de la saga « Shot with iPhone » mettant cette fois l’accent sur la photographie de nuit.

 

GoPro a également très bien su exploiter le filon de l’UGC. La chaîne Youtube de la marque est remplie de vidéo home-made d’utilisateurs passionnés. Une façon originale d’inspirer ses consommateurs tout en donnant une preuve produit indéniable.

#nofilter et low-tech

La vraie vie est une affaire de corps, d’humeurs et de corps-à-corps entre les tensions qui parcourent les individus et le corps social… Pour se rapprocher, par la publicité, de vraie vie, il faut explorer les différences, là où le cliché simplifiait jusqu’au stéréotype. Genre, origine ethnique, façon de voir, de s’habiller et d’habiter le monde deviennent autant de thèmes de prédilection pour des individus qui cherchent à affirmer leur singularité et tracer leur voie dans un monde en mal de repères. Le marketing, et plus encore le content marketing, s’inscrit dans cette quête de sens et d’acceptation voire de réalisation de soi**.

Les blogs de beauté ont largement contribué à ce changement dans les mentalités. Pas besoin d’être mannequin pour se prendre en photo et partager des articles et le succès a été fulgurant. Près de 700 000 abonnés Instagram pour Garance Doré qui a commencé son blog en 2006 et qui compte aujourd’hui parmi les influenceuses du domaine. La mode a donc dû faire de la place à des « girls next door », ces filles que l’on pourrait rencontrer au café du coin, loin de l’image parfaitement froide des papiers glacés. Certaines sont même devenues incontournables et pèsent dans le milieu, comme la française Lisa Gachet de Make My Lemonade ou la polonaise Julia Kuczy?ska aux 922 000 abonnés Instagram et qui fait aujourd’hui la couverture de Vogue, Glamour ou Elle. Un vent d’authenticité dont les marques peuvent profiter pour évoluer.

Sur Instagram, cette tendance à l’authenticité se cristallise dans le hashtag #nofilter  (comprendre : sans filtre Instagram) utilisé par tout un chacun mais aussi par de nombreux mannequins ou des stars comme Lady Gaga, Beyoncé ou encore Cindy Crowford qui cherchent à apparaître au naturel. Une manière de se rendre accessible et de renforcer le lien avec leurs fans.

Le clip 7/11 de Beyoncé donne l’impression d’avoir été tourné par Queen B herself à l’aide de son smartphone lors d’une après-midi entre copines. Tout est fait pour donner l’impression du fait-maison sans chichi, costume ni maquillage. S’inscrire dans la tendance low-tech*** est l’une des mille et une manières d’affirmer sa simplicité et sa proximité avec son public.

Dans la mode, les campagnes mettant en scène des femmes aux mensurations plus proches de la moyenne se multiplient. La marque de lingerie American Eagles bannit Photoshop de ses campagnes ce qui fait décoller ses ventes. Tout cela contraste avec la stratégie élitiste d’Abercrombie & Fitch qui se voulait réservée aux gens « jeunes, riches et beaux », n’engageant que des vendeurs bodybuildés et dont les vêtements n’excédaient pas la taille 38. Une stratégie qui ne fait plus recette et les actions de la marque de cessent de plonger depuis 2014.

Case studies

« Communiquer vrai », c’est aussi le parti qu’a pris l’agence de communication Brainstorming pour son client L’Appart Fitness. Loin de l’image bodybuildée parfois intimidante de certains clubs de fitness, L’Appart défend le fitness comme un way of life, accessible aux sportifs comme aux non-sportifs, où le bien-être et le plaisir de se dépasser, en salle comme à l’extérieur, prime.

Les adhérents L’Appart ont ainsi pu participer à un casting au terme duquel les 4 gagnants sont devenus les têtes d’affiche de la campagne de rentrée 2016. Sur les réseaux sociaux, des teasers et un making of ont été postés pour faire partager cette expérience. Enfin, des articles de retours d’expérience ont été postés sur le blog L’Appart. Cette campagne a eu un double impact plus que positif. D’une part en terme d’image, car cet axe permet une réelle différenciation dans le domaine du fitness. Et d’autre part en terme de conversion, car cette campagne a permis d’augmenter de 30% le nombre de visites sur le site. Fort de ces résultats, L’Appart a choisi de continuer dans cette voie avec la campagne du début d’année 2017 qui enrichit cette stratégie en mettant cette fois-ci les coachs à l’honneur. Contact privilégié avec les adhérents, ils incarnent la devise L’Appart, le fitness nous rend meilleurs, et en sont les parfaits ambassadeurs. À l’heure où les adeptes du fitness se mettent à nu sur les réseaux sociaux pour inspirer leurs fans, c’est maintenant au tour des marques de se dévoiler, au propre comme au figuré.

Louise Charbonnier et Sarah Locqueville – Stratégies et Contenus de marque – Agence Brainstorming

Sources :

* Etude Mediametrie 2015 : 50,7 % des Français âgés de 15 ans et plus se connectent en moyenne chaque jour à Internet sur mobile contre 46,9 % sur ordinateur.

** Pour aller plus loin : Jacques Attali, Devenir soi, Fayard, 2014

*** Par opposition à high-tech, le low-tech repose sur l’utilisation de techniques simples, accessibles et économiques.

© Levi Saunders