par Céline Gardette - 0 Commentaires

À l’heure où la sphère d’influence des relations presse ou relations médias se développe grâce au potentiel médiatique que constituent les réseaux sociaux, les RP doivent aujourd’hui nécessairement intégrer les e-RP ou RP digitales.
Mais les métiers de RP et de RP digitales sont-ils si différents ?

L’attaché de presse est mort, vive le consultant RP

Le métier d’attaché de presse cède aujourd’hui la place au métier de consultant en relations médias. Nous ne sommes plus de simples intermédiaires entre les médias et l’entreprise, mais intégrons désormais des compétences en gestion de crise, en réputation, mais aussi en création de contenus de marque à destination des journalistes et influenceurs.

Un calibrage sur mesure de l’information

Comme l’attaché de presse, le consultant en relations médias s’adapte à la cible d’influence médiatique visée et doit comprendre ses attentes en termes de contenu. Plus qu’un simple facilitateur d’accès à l’information, nous sommes en mesure de mettre en relation nos interlocuteurs avec des experts, de leur faire vivre une expérience et, dans tous les cas, de leur soumettre un sujet conforme à leur manière d’exploiter l’information. Notre calibrage tend à proposer un angle sur-mesure, au plus proche des attentes de l’auditoire du journaliste ou de l’influenceur.

Connaître l’individu-média

Ce qui semble évident avec les médias traditionnels, malgré la multiplication des supports, demande un effort plus important pour qualifier l’auditoire des influenceurs. L’objectif, pour nous, est de bien les connaître, qu’ils soient blogueurs, Instagrameurs, Youtubers… ou tout cela à la fois ! Cela nécessite d’étudier chaque profil, de comprendre ses centres d’intérêts, sa manière d’appréhender l’information, puis de lui proposer un contenu orienté, voire sur mesure.

Les Stories Instagram du WagonBar.
Les Stories Instagram du WagonBar.

Plus qu’à l’audience des influenceurs, nous sommes attentifs au taux d’engagement qu’ils suscitent. En effet, si le nombre de followers est important pour qualifier un profil d’influenceur, sa propension à interagir avec sa communauté l’est encore plus. Selon l’action à mener, la collaboration avec des micro-influenceurs peut s’avérer beaucoup plus impactante pour les marques.

Une étude* menée par l’agence HelloSociety montre que « les campagnes faisant appel aux micro-influenceurs ont un taux d’engagement 60% supérieur et poussent 6,7 fois plus les followers vers un comportement d’achat que les grands prescripteurs. »

La nécessité d’une contrepartie

Ce qui est nouveau dans la relation avec les influenceurs — en comparaison avec celle que nous avons avec les journalistes —, c’est qu’elle nécessite une contrepartie. Qu’elle soit financière ou sous forme d’échange marchandise, l’influenceur doit avoir un intérêt à partager une information avec sa communauté. Une fois que les bases de l’échange sont claires de part et d’autre, nous proposons donc un cadre de collaboration bien défini. Qu’est-ce que propose la marque et qu’attend-elle en échange ? Sans être trop directifs, il est important que nous clarifions les attentes en termes de nombre de prises de parole, ou de dispositif à mettre en place.

Le post de Laurine pour le WagonBar.
Le post de Laurine pour le WagonBar.

Les clés de l’earned média

A l’heure où chaque individu est devenu un média à part entière, l’earned média est la capacité pour les marques à générer de la visibilité spontanée via le bouche-à-oreille, les commentaires Facebook, les retweet, les forums publics ou encore les avis de consommateurs. Pour entrer dans ces flux de conversation, nous nous appuyons sur les influenceurs en leur proposant un contenu ad hoc, prêt à être relayé.

Normal Runner pour L'Appart Fitness.
Normal Runner pour L’Appart Fitness.

Pour accompagner également les journalistes dans ce mouvement, nous élaborons des outils presse qui proposent une information calibrée, de telle manière qu’elle puisse inciter au partage et ensuite instaurer la discussion. Les communiqués et dossiers de presse sont interactifs, donnent accès aux photos HD, à de la vidéo et à des contenus thématiques. Les informations apportent leur version tweetable ou partageable sur les réseaux sociaux.

Tout est dans la « R »elation

Qu’il s’agisse de Rp ou d’e-RP, ce qui reste au centre de la relation, c’est le lien que nous créons avec chaque interlocuteur. L’intelligence de la relation passe par la compréhension que l’on doit avoir des attentes de chacun. Elle nous permet ensuite de travailler nos arguments, ainsi que les différents angles de traitement de l’information. Le bon sens, l’écoute, l’intégration des contraintes et des attentes de chaque interlocuteur demeurent les fondamentaux d’une bonne stratégie de RP.

Reste à savoir si avec l’émergence des influenceurs virtuels comme Miquela ou Blawko22, premiers influenceurs designés par ordinateur, ces fondamentaux vont totalement changer… l’avenir nous le dira !

* Etude HelloSociety

Céline Gardette

Céline Gardette

Consultante Influence médias Céline Gardette accompagne et analyse les évolutions des métiers de l’influence médias depuis 20 ans. Consultante à l’agence Brainstorming, elle accompagne de grandes marques dans les secteurs de la puériculture, du textile, des loisirs, du sport et du tourisme.

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