par Marjorie Besson - 0 Commentaires

A l’agence, comme beaucoup de français de la classe moyenne ayant la chance de pouvoir consommer en accord avec leurs convictions, nous sommes des consommateurs très engagés dans la bio. En tant que citoyens et professionnels, nous suivons de près les évolutions dans ce secteur, qui nourrissent par ailleurs des réflexions plus larges sur nos propres métiers — nous aurons l’occasion d’en reparler !

Nous remarquons que le secteur de la BIO cherche ces derniers mois à ré-enchanter une relation avec le consommateur qui s’est complexifiée avec l’apparition des applications comme Yuka et la multiplication des labels d’enseignes. 3 grandes thématiques nous ont semblé intéressantes : la mise en scène de la transparence, la pédagogie du prix et la valorisation de différenciateurs. Voici donc quelques bonnes pratiques inspirantes.

 

BIO : La mise en scène de la transparence

 

La baromètre 2018 de l’Agence Bio s’est penché sur la consommation et surtout la perception des produits biologiques en France dont toute une partie est consacrée à “L’information sur les produits biologiques”. Le constat est sans appel : le manque d’informations est presque omniprésent. 

Baromètre 2018 Agence BIO

De plus, toujours selon l’étude de l’Agence Bio, parmi les freins à la consommation des produits biologiques, le “doute qu’ils soient totalement bio” arrive en deuxième position, derrière le prix. Et pour cause, le secteur du bio connaît son lot de bad buzz et scandales. Récemment, nous pouvons citer la remise en question de l’origine des avocats de Biocoop , ou encore les révélations de 60 Millions de consommateurs (hors-série consacré à l’industrie du bio), sur le lait et les œufs bio qui se sont révélés plus chargés en dioxines et PCB (polychlorobiphényles) que des laits ou œufs dits conventionnels. 

Parce que nous pensons que ce n’est pas normal d’ajouter “incertitude”, “doutes” et “méfiance” à la liste de courses de vos consommateurs, voici quelques exemples de marques qui misent sur la transparence. 


> Exemple 1 : Blédina invite à s’informer de l’origine géographique de ses produits sur blédina.com

Blédina

 

 

 

 

 

 

 

 

 

> Exemple 2 : En 2019, Biocoop lance une mini-série sur Youtube intitulée #OnNousDit avec Marie Papillon (suivi par 39,9k abonnés sur Instagram) qui part à la rencontre d’experts et de responsables de l’enseigne, pour répondre aux questions des consommateurs. Ci-dessous l’épisode 2 “La Bio selon Biocoop”.

> Exemple 3 : Whole Foods Market propose sur son site, de naviguer par État pour connaître les producteurs locaux avec lesquels l’enseigne travaille. 

Whole Foods Market

Whole Foods Market

> Exemple 4 : Biocoop en magasin s’engage sur l’étiquetage afin de faciliter le passage dans les rayons et le déchiffrage des packs. 

Un magasin Biocoop

 

La pédagogie du prix

 

56% des Français interrogés par le baromètre de l’Agence Bio estiment que ce n’est pas normal qu’un produit biologique coûte plus cher qu’un produit non biologique

“Normal” ou pas, le consommateur sera toujours plus enclin à payer plus cher s’il comprend pourquoi. Et comme le prouve une infographie de Clarabrigde en 2018, 86% des acheteurs payeront plus pour une meilleure expérience client. Là aussi donc, la transparence jouera un grand rôle et aura pour effet d’apporter les preuves et justifications nécessaires d’un prix souvent plus élevé.

> Exemple 1 : Joone, l’e-commerçant de couches “saines et made in France”, se définit comme “créateur de transparence” et ce à plusieurs niveaux. Tout d’abord parce qu’il publie les résultats des analyses toxicologiques, de plus car il explique de manière limpide ce que le client paye.

Joone joone

 

 

 

 

 

 

 

> Exemple 2 : La marque en moins propose un large choix de produits bio, sans les intermédiaires, sans la marque, sans la pub et sans plastique afin de rendre accessible le bio au plus grand nombre. Le projet a été financé par crowdfunding et sera bientôt en ligne. Pour expliquer leur nouveau concept, ils ont réalisé une vidéo qui revient sur toutes les étapes dont ils vont se passer et donc, toutes les étapes que le consommateur ne paiera pas

 

 

Valorisation de la différenciation

 

Le secteur du bio gagne de nouveaux adeptes chaque année – 44% des personnes interrogées déclarent avoir consommé des produits bio en 2008, contre 71% en 2018 – un succès grandissant qui se traduit par la multiplication des ouvertures d’enseignes spécialisées. Avoir le choix c’est super, mais lorsque l’on vit à côté de La Vie Claire, en face de Naturalia et derrière Bio c’Bon, pas facile pour le consommateur de choisir ! 

Alors comment tirer son épingle du jeu face à une concurrence accrue ? Objectif : proposer une expérience client meilleure que celle du voisin.

1 – Créer de l’expérience 

Alors que les marques s’efforcent de personnaliser leurs offres au maximum, proposer une expérience en tant que telle aux consommateurs peut se révéler un levier pertinent pour le fidéliser, améliorer l’image perçue tout en s’assurant qu’ils vivent un moment unique et mémorable.

> Exemple 1 : En 2018, Naturalia a créé son 1er magasin “Naturalia Origines, dédié aux médecines douces. Un nouveau concept qui s’accompagne d’ateliers et d’animations dédiés. 

Naturalia Origines

Naturalia Origines

 

 

 

 

 

 

 

 

> Exemple 2 : CoZie, une marque de cosmétique bio, zéro déchet, française et engagée a créé la Dozeuse, “la première machine de cosmétique en vrac (…) qui délivre à la juste dose des soins du quotidien : crème visage, démaquillant, gommage, déodorant…” Grâce à elle, le consommateur lutte contre le gaspillage et les emballages à usage unique. 

 

Cozie, une marque bio 0 déchet Cozie, une marque bio 0 déchet

 

2 – Une exclu sinon rien

L’une des raisons qui fera qu’un client préférera venir dans votre magasin plutôt qu’un autre réside également dans le fait que c’est uniquement chez vous qu’il pourra trouver tel ou tel produit. En créant l’exclusivité, vous allez créer du désir et automatiquement, si votre produit est aimé, de la fidélité.

Pour conclure cet article, retour sur 3 exemples :

> Exemple 1 : En 2000, Ekibio lançait sa marque Le pain des Fleurs, un véritable succès ! Ces tartines au sarrasin sont devenus en quelques années un produit incontournable des adeptes du bio très recherchés par les consommateurs.

Le pain des fleurs, une marque Ekibio

> Exemple 2 : Chez Apicia, tous les produits sont fabriqués à base d’actifs issus de la ruche (miel, pollen, propolis et gelée royale).

Apicia

> Exemple 3 : Biquette savon propose des savons bio… au lait de chèvre ! Un peu spécial, mais exclusif !

Biquette savon

 

Si vous êtes acteur du secteur de la Bio et que vous avez besoin de réfléchir à vos enjeux de communication de 2020, contactez-nous ! Nous serions ravis de vous aider à communiquer sur les points de contact de votre parcours client, à construire une relation client forte et durable grâce à une stratégie d’influence sociale ou à concevoir des contenus marketing à forte valeur ajoutée, booster d’image de marque et de ROI.

 

Marjorie Besson

Marjorie Besson

Chef de projet Titulaire d'un master en Stratégies Digitales, Marjorie a intégré l'équipe en 2018. Elle a en charge la gestion des projets du pôle Branding et travaille au developpement business de l'agence à la conquête de nouveaux clients.