par Sarah - 0 Commentaires

Le 8 février dernier, les Rencontres de la Vidéo Mobile ont rassemblé à Paris les créateurs de “smartvidéos”, oeuvrant dans le domaine du cinéma, de la communication publicitaire (#brandcontent et #brandjournalisme) et bien sûr du journalisme mobile* (#mojo). Qu’ils viennent de France, de Belgique ou d’ailleurs (on pense notamment au continent africain), les intervenants ont partagé leurs connaissances et leurs réflexions autour des possibilités grandissantes offertes par le smartphone, cet outil symbole de notre mobilité moderne. Retour sur quelques infos clés pour appréhender le futur de la #videomobile ces prochaines années.

Les chiffres donnent le vertige : la consommation de vidéo sur smartphone a bondi de +30% entre 2016 et 2017 et on estime qu’en 2020, la moitié des vidéos produites sera consommée sur smartphone ! Les InstaStories comptent 300 millions d’utilisateurs/jour, tout comme les statuts WhatsApp (versus 187 millions d’utilisateurs/jour pour Snapchat). Alors que la production de vidéos est minoritairement réalisée sur mobile, il s’agit d’aligner aujourd’hui le mode de production de vidéos sur la consommation de vidéos mobiles. Face à la production de contenus de masse (750 millions de personnes dans le monde produisent des contenus vidéos chaque jour), il est nécessaire pour les nouveaux médias comme pour les marques-médias de se spécialiser pour gagner la bataille de l’attention et de l’engagement – une attention qui décroît, on le sait aujourd’hui, à vitesse grand V au cours du visionnage d’une vidéo type de 1 minute (les 3 premières secondes étant décisives).

Vidéo mobile par l'agence Brainstorming.
Côté matériel, nombreux sont ceux qui optent pour un support de poing sur lequel viennent se greffer le téléphone mobile, l’éclairage (lumière LED), ainsi qu’un micro pour la prise de son.

Lentement mais sûrement, notre culture visuelle se met à intégrer les nouveaux codes de la vidéo mobile et des réseaux sociaux. Quelques exemples de créations cinématographiques récentes ou à venir prochainement, réalisées selon ces nouveaux codes visuels (format vertical, paroles sous-titrées…) :
• Détour de Michel Gondry,
• Unsane, le prochain long métrage de Steven Soderberg,
• mais aussi le clip Dreamers de Guillaume Cagniard & Virgile Texier pour Clément Froissart,
• ou encore la série Snapchat #PLS.

Le tournage à l’iPhone présente de nombreux intérêts dans la création de contenus vidéo, parmi lesquels : un matériel léger (donc peu intrusif/intimidant pour la personne filmée), simple, peu coûteux (compter 1000 euros pour un iPhone contre 4000 pour une caméra classique) et un temps de réalisation relativement court (5 jours tout compris par exemple pour le Made in Paris aux 225 000 vues). Avec, quand même, le prérequis de la formation nécessaire pour qui veut se lancer bien armé dans la production vidéo.

Story(telling) first ! C’est la morale que l’on retiendra de ces Rencontres de la Vidéo Mobile en termes de contenus vidéos. Autrement dit, la démarche éditoriale (qu’on pourrait aussi appeler l’identité éditoriale) et l’histoire que l’on va raconter priment sur la question du format et de sa longueur, comme le souligne Johan Hufnagel, cofondateur de Loopsider. C’est ainsi que des formats de 25 minutes peuvent faire une énorme audience sur Facebook et des formats de 1 minute faire un flop… Le format ne peut pas endosser la responsabilité du sens que l’on doit donner au contenu. L’originalité éditoriale se fait sur le choix des sujets et leur traitement. D’ailleurs “pour fidéliser une audience, il ne faut pas trop l’écouter. En tant que média, il faut défendre certains choix”, explique Johan Hufnagel.

Et côté annonceur ? Permettre aux collaborateurs de monter en compétences en matière de création de vidéo mobile : tel est l’enjeu pour 2018 affiché lors de ces Rencontres de la Vidéo Mobile par Médecins sans frontières, BNP Paribas, ou encore GRDF. Ainsi, à l’heure où la production de contenus est toujours plus intégrée chez l’annonceur (pour des questions de réactivité mais aussi de confidentialité) au sein, parfois, d’une “content factory” dédiée, la valeur ajoutée d’une agence de communication reste plus que jamais, en plus de l’identification des “bons” sujets, sa créativité et son savoir-faire en matière de storytelling.

Louise Charbonnier, Brand content manager — Agence Brainsorming

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*Loopsider, AJ+, Explicite… les médias “à la Brut draguent les millenials.

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